Raymond Bonnefous

1893 - 1978

Informations générales
  • Né le 8 mai 1893 à Rodez (Aveyron - France)
  • Décédé le 5 juillet 1978 à Rodez (Aveyron - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Aveyron
Groupe
Républicains indépendants

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1946 au 1er janvier 1958

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 8 mai 1893 à Rodez (Aveyron)

Décédé le 5 juillet 1978 à Rodez (Aveyron)

Membre de la seconde Assemblée nationale Constituante (Aveyron)

Conseiller de la République, puis Sénateur de l'Aveyron de 1946 à 1958

Fils de Louis Bonnefous, chirurgien et député de l'Aveyron de 1928 à 1936, Raymond Bonnefous est fortement marqué par l'exemple paternel, qu'il s'efforcera de suivre sa vie durant. Après des études secondaires au lycée de Rodez, il s'inscrit donc à la faculté de médecine de Toulouse. Après la Première Guerre, où sa conduite lui vaut plusieurs citations, la Croix de guerre et, en 1921, la Légion d'honneur alors qu'il n'a que 28 ans, il est interne des hôpitaux de Toulouse de 1919 à 1924. Il exerce ensuite comme chirurgien aux hospices de Rodez.

En 1935, il se présente à la mairie de Rodez, et est élu contre le maire sortant, Eugène Raynaldy. C'est le début d'une carrière politique fort longue, au cours de laquelle il incarnera son département natal.

Après la défaite de 1940, il œuvre de son mieux comme maire de Rodez pour la sauvegarde de ses concitoyens. Aussi la suspension de son mandat, que lui valut, en 1944, son maintien en fonction durant cette période troublée est-elle accompagnée d'un vif hommage rendu par le Comité de libération pour sa courageuse action humanitaire. Raymond Bonnefous choisit néanmoins de ne pas se représenter à la mairie de Rodez ; à la fin de 1945 il est élu conseiller général du canton de Rodez et en 1949, il succède à Paul Ramadier à la présidence du conseil général.

Candidat aux élections du 21 octobre 1945 à l'Assemblée nationale Constituante en troisième position sur la liste républicaine de défense agricole, qui n'a qu'un élu, il est premier de la liste républicaine indépendante de rénovation sociale et agraire aux élections du 2 juin 1946. Cette liste remporte alors 51 015 suffrages sur 162 660 exprimés, et Raymond Bonnefous est élu au quotient.

En revanche son élection au Conseil de la République le 8 décembre 1946 avec le soutien des républicains indépendants est plus difficile, car il recueille le même nombre de voix (191 sur 735 suffrages exprimés) que son concurrent René Jayr, soutenu par le MRP. Raymond Bonnefous est alors élu au bénéfice de l'âge, et René Jayr est ultérieurement proclamé élu par la Commission centrale de recensement, dans le cadre interdépartemental.

Au Conseil de la République, il rejoint le groupe des républicains indépendants, et siège aux Commissions de l'éducation nationale, et de la famille. Il intervient assez peu en séance publique. Il prend part, en 1947, à la discussion sur le statut de l'Algérie et, en 1949, il explique son vote positif sur le projet de loi concernant l'appel des jeunes gens sous les drapeaux.

Il est réélu au deuxième tour le 7 novembre 1948, avec 458 voix sur 930 suffrages exprimés, et dès le premier tour, le 19 juin 1955, avec 511 voix sur 932 suffrages exprimés. Son implantation locale explique ces bons résultats, car il est réélu conseiller général, puis président du conseil général en 1951, 1955 et 1958, et redevient conseiller municipal de Rodez en 1953.

En 1950, il évoque la production d'antibiotiques français lors de la discussion du budget de la santé publique, intervient en 1951 dans celle du budget de l'agriculture, et donne l'avis de la Commission de la famille sur le transfert au Panthéon du corps du professeur Hyacinthe Vincent. L'année suivante il est rapporteur pour la Commission de l'intérieur, où il siège depuis 1950, de la proposition de loi tendant à accorder un congé de longue durée aux fonctionnaires atteints de poliomyélite.

En 1954 il intervient sur la réforme fiscale, la représentation dans les conseils généraux des départements algériens, et le budget de l'agriculture pour 1955.

L'estime croissante que lui porte ses collègues lui vaut d'être élu président de la Commission de l'intérieur en juillet 1955, poste où il est reconduit sans interruption jusqu'à la fin de la IVe République. II intervient à ce titre dans les discussions sur la répartition des dépenses d'assistance, la situation en Algérie, l'extension des mesures concernant les résistants, et les élections municipales. Il prend également part à la discussion sur l'indemnisation des conseillers prud'hommes et, au nom de la Commission de la famille, sur la qualification des bouilleurs de cru. L'année suivante il s'exprime sur la politique du Gouvernement en Méditerranée et en Afrique du Nord et, comme président de la Commission de l'intérieur, sur la construction d'un lycée de jeunes filles à Vincennes, le relèvement des maxima des marchés départementaux et communaux, les producteurs de blés en Algérie, le régime de retraite des personnels de police, et les expropriations entraînées par le captage des eaux du Val de Loire.

Enfin, en 1958, il intervient, toujours pour la Commission de l'intérieur, sur les institutions de l'Algérie, et la reconduction des pouvoirs spéciaux du Gouvernement. Les 2 et 3 juin, il vote pour les pleins pouvoirs, et pour la révision constitutionnelle.

La qualité de son action parlementaire, sa hauteur de vues et la fermeté de ses analyses juridiques font de lui l'une des personnalités les plus éminentes du Conseil de la République.



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