Adrien, Théodore Benoît-Champy

1805 - 1872

Informations générales
  • Né le 25 mai 1805 à Provins (Seine-et-Marne - France)
  • Décédé le 22 juin 1872 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Côte-d'Or
Groupe
Bonapartiste
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 7 janvier 1855 au 17 février 1857
Département
Ain
Groupe
Majorité dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple à l’Assemblée législative de 1849, député au Corps législatif de 1855 à 1857, né à Provins (Seine-et-Marne), le 24 mai 1805, mort à Paris, le 22 juin 1872, il se fit remarquer comme avocat au barreau de Paris, et, pendant dix-huit années, fut membre du conseil de l'ordre.

Les tendances libérales qu'il avait paru manifester sous Louis-Philippe le firent désigner, après la Révolution de février, pour le poste d'avocat général à la Cour de cassation; il le refusa et préféra se charger d'une mission extraordinaire à Florence. Là, il favorisa la politique de Joseph Montanelli et la cause de l'indépendance italienne; puis, revenu en France, il se rallia au parti conservateur.

Son élection, le 13 mai 1849, comme représentant de la Côte-d'Or à l'Assemblée législative (49,792 voix sur 92,695 votants et 118,563 inscrits), l'empêcha de remplir des fonctions diplomatiques analogues à la précédente, dans le Grand-Duché de Bade et le royaume de Hanovre. Il avait obtenu l'année d'avant, lors des élections de la Constituante, 38,000 suffrages.

Membre de la majorité de la Législative, il vota pour l'expédition de Rome, pour la loi organique de l'enseignement, pour la loi portant restriction du suffrage universel, se déclara en faveur de l'Elysée et soutint la politique qui aboutit au coup d'Etat présidentiel de Décembre 1851.

Redevenu, après la session, membre du conseil de l'ordre des avocats, il ne rentra au Parlement, comme député de l'Ain au Corps législatif que le 7 janvier 1855, avec 16,496 voix (16,670 votants, 29,345 inscrits). Il remplaçait M. de Lormet, démissionnaire. Aux élections du 29 février 1852, il s'était vu préférer, par les électeurs de la Côte-d'Or, M. Ouvrard. Il fit partie de la majorité dynastique du Corps législatif, jusqu'au 17 février 1857. A cette date, comme il venait d'être nommé président du tribunal de la Seine, à la place de M. Debelleyme, il dut résigner son mandat législatif : il eut pour successeur au Corps législatif M. Lehon.

M. Benoît-Champy fut un des dix-huit sénateurs que le décret in extremis du 27 juillet 1870, avait créés : la chute de l'Empire empêcha la promulgation de ce décret qui fut retrouvé aux Tuileries, après le 4 Septembre. M. Benoît-Champy était grand officier de la Légion d'honneur, du 12 août 1865.

Date de mise à jour: mars 2016