Léon Debain

1808 - 1888

Informations générales
  • Né le 21 juillet 1808 à Rochefort (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé le 28 janvier 1888 à Rochefort (Charente-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Cavaignac

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple à l’Assemblée constituante de 1848, né à Rochefort (Charente-Inférieure), le 21 juillet 1808, mort à Rochefort, le 28 janvier 1888, fils d'un soldat de la première République, il se trouva sans ressources à la mort de son père, et fut obligé pour vivre, de se faire ouvrier dans les chantiers de Rochefort: il travailla ensuite dans des conditions difficiles à l'île d'Oléron et à Marennes.

Ayant pu compléter son instruction, grâce aux leçons qu'il reçut gratuitement d'un professeur de ses amis, il entra, en 1831, dans l'enseignement, fut maître d'études dans un pensionnat, se fit recevoir bachelier ès-lettres et ès-sciences, et vint à Paris étudier la médecine: en même temps il remplissait les fonctions de sous-directeur à l'institution Mayer.

Devenu lui-même, en 1840, le chef de cette institution, il brigua, le 23 avril 1848, à titre de républicain et d'ancien ouvrier, les suffrages des électeurs de la Charente-Inférieure, et fut élu représentant du peuple à l'Assemblée constituante, le 8e sur 12, par 59,440 voix (111,907 votants, 136,016 inscrits). Il vota le plus souvent avec le parti démocratique non socialiste, soutint la politique de Cavaignac et se prononça :

- contre le rétablissement du cautionnement,
- contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre le rétablissement de la contrainte par corps,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy sur la présidence,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac.

Après l'élection présidentielle de L.-N. Bonaparte, il combattit la politique de l'Elysée à l'intérieur et à l'extérieur, se prononça contre l'interdiction des clubs, contre l'expédition romaine, pour l'amnistie des transportés le 2 mai 1849, et ne fut pas réélu à l'Assemblée législative. Il céda son institution et se retira à Rochefort.