Pierre, Louis, Joseph, Carlos Forel

1795 - 1872

Informations générales
  • Né le 27 octobre 1795 à Nancy (Meurthe - France)
  • Décédé le 28 janvier 1872 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Vosges
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Vosges
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848 et en 1849, né à Nancy (Meurthe) le 27 octobre 1795, mort à Paris le 28 janvier 1872, il appartenait à une famille de négociants.

En 1815, il se rendit comme volontaire à l'armée de la Loire. Inquiété pour ses opinions libérales, il dut s'éloigner momentanément de France en 1820. En 1825, il s'allia à la famille Kœchlin, de Mulhouse, et devint l'associé de la maison de filature Nicolas Kœchlin et frères. Puis il voyagea en divers pays, notamment en Angleterre.

Conseiller municipal et adjoint au maire de Mulhouse après 1830, il fut, en 1847, un des promoteurs du banquet réformiste de Colmar, et fut élu, le 23 avril 1848, le 3e sur 11, par 69,432 voix (85,950 votants, 106,755 inscrits) représentant des Vosges à l'Assemblée constituante. Il siégea à gauche, fit partie du comité du travail, et vota avec les républicains modérés :

- contre le rétablissement du cautionnement,
- contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour portant que le général Cavaignac a bien mérité de la patrie,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs,
- contre les crédits de l'expédition de Rome,
- pour l'amnistie,
- pour l'abolition de l'impôt des boissons, etc.

Réélu à la Législative par le même département, le 13 mai 1849, avec 18,435 voix (71,000 votants, 116,982 inscrits), il siégea à gauche, fit partie de la minorité démocratique et se prononça notamment contre les poursuites intentées à plusieurs représentants après l'affaire du 13 juin, contre la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, contre la loi restrictive du suffrage universel. Il combattit la politique de l'Elysée, et quitta la vie politique au coup d'Etat de 1851.