Henri, Victor de Lespinay

1808 - 1878

Informations générales
  • Né le 26 juillet 1808 à Sainte-cécile (Vendée - France)
  • Décédé le 19 avril 1878 à Nantes (Loire-Atlantique - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Vendée
Groupe
Droite
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Vendée
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, né au château des Moulinets, prés Sainte-Cécile (Vendée) le 26 juillet 1808, mort à Nantes (Loire-inférieure) le 19 avril 1878, il commença ses études au petit séminaire de Luçon, les continua au petit séminaire de Sainte-Anne d'Auray, et les acheva à Paris.

De retour aux Moulinets, il épousa sa cousine, Mlle de Cornulier; veuf après six mois de mariage, il entra, peu après, au séminaire de Saint-Sulpice, fut ordonné prêtre le 5 juin 1841, et, après avoir dirigé à l'église Saint-Sulpice le catéchisme de persévérance, fut nommé curé des Essarts ( Vendée). Il fonda une école de garçons, soutint l'école des filles, et, lors de la nomination de M. Baillès à l'évêché de Luçon (1845), fut appelé auprès de lui comme vicaire général (mars 1846).

L'influence qu'il avait acquise le désigna, le 23 avril 1848, aux suffrages des électeurs conservateurs de la Vendée pour les représenter à l'Assemblée constituante; il fut élu, le 1er sur 9, par 50,072 voix sur 86,221 votants et 104,486 inscrits, siégea à droite, mais vota parfois avec la gauche, notamment pour l'abolition de la peine de mort, et contre le maintien de l'état de siège, et se prononça:

- pour la loi sur les attroupements,
- pour le décret contre les clubs,
- contre la proposition Proudhon,
- contre le rétablissement de la contrainte par corps,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour la réduction de l'impôt du sel,
- pour le renvoi des accusés du 15 mai devant la haute cour,
- pour l'ordre du jour Oudinot,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour le blâme de la dépêche Léon Faucher,
- contre l'abolition de l'impôt des boissons.

Réélu, le 13 mai 1849 représentant de la Vendée à l'Assemblée législative, le 1er sur 8, par 44,642 voix sur 61,522 votants et 103,432 inscrits, il reprit sa place à droite, s'associa à tous les votes de la majorité monarchiste, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, pour la loi du 31 mai restrictive du suffrage universel, ne se rallia pas à la politique personnelle du prince-président et protesta contre le coup d'Etat de 1851.

Le 29 février 1852, M. de Lespinay posa sa candidature indépendante au Corps législatif dans la 1re circonscription de la Vendée ; mais les partisans de son concurrent, M. de Sainte-Hermine, propagèrent le bruit qu'il refusait de prêter serment et que l'élection serait à recommencer. Dans ces conditions il échoua avec 6,905 voix, contre 9,367 à l'élu, M. de Sainte-Hermine, dont l'élection fut validée par le Corps législatif malgré une très vive opposition de M. Bouhier de l'Ecluse.

M. de Lespinay renonça dès lors à la politique, se livra à la prédication, fut proposé en 1856 pour le poste de vicaire général de l'évêque de Nantes, redevint vicaire général de l'évêque de Luçon, fut nommé supérieur des communautés du Carmel et de l'Union chrétienne et acquit de la réputation comme orateur. Nommé protonotaire apostolique en 1864, M. de Lespinay résigna ses fonctions de vicaire général en 1869 pour raison de santé, refusa les fonctions de conseiller général du canton de Challans, accepta celles de conseiller municipal de Luçon, mais se retira bientôt à Nantes où il mourut en 1878.