Jean-Baptiste Randoing

1798 - 1883

Informations générales
  • Né le 28 avril 1798 à Cusset (Allier - France)
  • Décédé le 9 juillet 1883 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Somme
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Somme
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 février 1852 au 29 mai 1857
Département
Somme
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 7 mai 1863
Département
Somme
Groupe
Majorité dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, député au Corps législatif de 1852 à 1863, né à Cusset (Allier) le 28 avril 1798, mort à Paris le 9 juillet 1883, fils d'un négociant, il s'occupa de bonne heure et avec succès d'entreprises commerciales.

Directeur, à Abbeville, de la grande fabrique de draps fins, dite de Van Robais, créée par Colbert, il prit dans le pays une importante situation, fut président du tribunal de commerce d'Abbeville, membre du conseil général de la Somme, membre du conseil général des manufactures et du commerce, et prêta son nom et son influence à la plupart des manifestations des partisans du système économique de la « protection ». Dans les questions politiques, il inclina, sous Louis-Philippe, vers l'opinion libérale constitutionnelle.

Après la révolution de février, M. Randoing fut élu (23 avril 1848) représentant de la Somme à l'Assemblée constituante, le 10e sur 14, par 110,060 voix. Il vota constamment avec la droite :

- pour le rétablissement du cautionnement et de la contrainte par corps,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en l'honneur du général Cavaignac,
- contre l'amnistie,
- pour l'interdiction des clubs, etc.

Réélu dans le même département, le 13 mai 1849, représentant à l'Assemblée législative, le 12e et dernier, par 48,744 voix (106,444 votants, 169,321 inscrits), il reprit sa place à droite, appartint à la majorité monarchiste, appuya l'expédition romaine, la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, la loi restrictive du suffrage universel, évita tout d'abord de se rallier à la politique de l'Elysée, et fut enfermé à Vincennes après le coup d'Etat de 1851; mais ayant fait adhésion au nouveau régime, il fut porté comme candidat du gouvernement au Corps législatif dans la 5e circonscription de la Somme, et fut élu, le 29 février 1852, par 19,857 voix (29,609 votants, 35,957 inscrits), contre 9,436 à M. Lallart.

Il s'associa au rétablissement de l'Empire, et, rapporteur (février 1857) du projet de loi sur les tarifs des douanes, s'éleva contre toute atteinte portée au régime protecteur. Il obtint le renouvellement de son mandat, toujours comme candidat officiel, le 22 juin 1857, par 20,917 voix (21,422 votants, 27,293 inscrits), et rentra dans la vie privée en 1863.

M. Randoing fut mêlé plus tard avec MM. Lefebvre-Duruflé (V. ce nom), Collet-Meygret et autres, à des entreprises financières qui le firent condamner en police correctionnelle à 6,000 francs d'amende. Officier de la Légion d'honneur (1851), il fut rayé des matricules de l'ordre (10 octobre 1874).

Date de mise à jour: février 2016