La Libération

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  • Chars américains devant la colonnade de la Chambre des députés en août 1944.

    Chars américains devant la colonnade de la Chambre des députés en août 1944.

Onglet actif : La Libération de Paris

Onglet actif : La Libération de Paris

Des Parisiens s'abrittent aux abords de l'esplanade des Invalides et observent l'épaisse fumée noire qui témoigne de l'assaut du Palais Bourbon par la 2ème DB, le 25 août 1944.

Des Parisiens s'abrittent aux abords de l'esplanade des Invalides et observent l'épaisse fumée noire qui témoigne de l'assaut du Palais Bourbon par la 2ème DB, le 25 août 1944.

La Bataille de Normandie gagnée par les alliés, ceux-ci voulaient se porter directement vers l’Allemagne laissant Paris de côté. Ils ne souhaitaient pas prendre le risque de s’enliser dans une bataille urbaine. Les Français pour des raisons politiques souhaitaient que la capitale soit libérée, de surcroit, par une unité française.

Le lancement de l’insurrection le 19 août 1944 par le colonel Rol-Tanguy va précipiter les événements.

Le 23 août, Adolf Hitler ordonne au général Von Choltitz, gouverneur militaire du « Gross Paris » de résister et d’opérer le maximum de destructions dans la capitale. Toutefois, sur les conseils du consul de Suède Nording et de Pierre Taittinger, député de Paris, il n’obéira pas à ce dernier ordre.

Le 24 août, cédant aux demandes appuyées du général de Gaulle et du général Leclerc, Dwight D. Eisenhower, général d’État-major Suprême des Forces Expéditionnaires Alliées, autorise la 2ème DB (division blindée) à libérer Paris. Dès le lendemain, celle-ci pénètre dans la capitale par la porte de Gentilly, la porte d’Orléans et la porte Maillot. Le général Leclerc engage la majorité de ses efforts vers l’hôtel Meurice, où se situe le centre de commandement allemand et dirige aussi ses troupes vers la Préfecture de police où des résistants sont retranchés depuis le 19 août. Par ailleurs, des éléments de la 2ème DB sont chargés de réduire les points de résistances et de libérer des lieux symboliques tels que le Palais Bourbon, le Ministère des affaires étrangères ou le Palais du Luxembourg.

A 14h, après avoir pris la place de la Concorde et le jardin des Tuileries, l’assaut est lancé sur l’hôtel Meurice. Après une résistance de principe, le général Von Choltitz est capturé puis emmené à la Préfecture de police où il signera l’acte de capitulation à 15h30. Il est ensuite transféré à la gare Montparnasse, QG du général Leclerc, pour rédiger les ordres de reddition qui seront transmis aux points d’appui qui résistent encore.

En début d’après-midi, le général de Gaulle arrive à la gare Montparnasse. Son principal souci est dorénavant de restaurer l’ordre républicain. C’est la raison pour laquelle il se rend en premier lieu au Ministère de la Guerre qu’il avait quitté en juin 1940, alors qu’il était sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la guerre. A 19 heures, il se rend à l’Hôtel de Ville où il prononcera les célèbres mots : « Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré ! ».

Au total, la libération de Paris aura entraîné la mort de 76 soldats de la 2ème DB, de 1 600 résistants et de 3 200 allemands. 12 600 soldats allemands seront capturés.

Le 8 mai 1945, l’Allemagne capitule sans condition. Les représentants français s’assoient à la table des vainqueurs aux côtés de ceux des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’URSS.