Onglet actif : Quatre figures en résistance

Façade du Panthéon, le 25 mai 2015
© Assemblée nationale
25 juin 1903 : Naissance de Pierre Brossolette, fils de Jeanne Vial et de Léon Brossolette.
1922-1925 : Entré premier à l'École normale supérieure (ENS) en 1922, il est reçu 2ème à l’agrégation d’histoire en 1925.
1925-1939 : Membre de la Ligue des droits de l'homme (LDH), de la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA), initié à la maçonnerie à la Grande Loge de France, il adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) en 1929.
Militant socialiste, il se présente sans succès à la députation de l'Aube sous l'étiquette du Front populaire en 1936 avant d’intégrer le cabinet du ministre des Colonies.
Il écrit dans plusieurs journaux tels que L'Europe nouvelle, Le Quotidien, Le Progrès civique, Les Primaires, Notre Temps, Excelsior, Marianne et Terre Libre, ainsi que le journal de la SFIO, Le Populaire.
Il est mobilisé le 23 août 1939 au 5e Régiment d'Infanterie Navarre, avec le grade de lieutenant. Démobilisé fin août 1940, il apprend quelque temps plus tard que sa demande de réintégration au sein du corps enseignant a été refusé par l’administration de Vichy en raison de son passé antifasciste.
1941 : Il rejoint le réseau de résistance du musée de l’Homme, devient rédacteur en chef du journal « Résistance » dont il rédige en mars 1941 le dernier numéro avant son démantèlement par les Allemands. Il participe également à la formation des groupes de résistance Libération-Nord et Organisation Civile et Militaire (OCM) dans la zone occupée.
19 avril 1942 : Il se rend à Londres afin de rencontrer le général de Gaulle et lui propose de repartir en France pour rallier à la France Libre d’éminentes personnalités politiques. Le 1er octobre, il prend la tête de la section opératoire du Bureau central de renseignements et d’action, chargé de faire le lien entre les résistances extérieures et intérieures.
1942-1943 : Il est parachuté en France à trois reprises. Son objectif est d’unifier l’ensemble des mouvements de la Résistance en zone occupée et de réorganiser la résistance suite aux nombreuses arrestations effectuées par la Gestapo.
1944 : Il souhaite se rendre à Londres afin de présenter le nouveau chef du Conseil National de la Résistance (CNR), Emile Bollaert. Mais le bateau de pêche qui devait les conduire en Angleterre s’échoue par mauvais temps près de la Pointe du Raz en Bretagne. Ils se réfugient chez un résistant à Plogoff mais sont arrêtés par la Wehrmacht le 3 février lors d’un contrôle de routine. Pierre Brossolette est alors emmené en prison à Rennes, siège du commandement allemand local. Ecroué sous le nom de Paul Boutet, il apprend le 16 mars que son identité a été révélée aux Allemands. Amené le 19 mars à Paris, il est torturé au siège de la Gestapo.
Le 22 mars 1944, profitant d’un moment d’inattention de ses gardiens allemands, il décide de mettre fin à sa vie en se jetant de la fenêtre du 5ème étage.