Georges, Alphonse, Hubert Boucheron

1880 - 1946

Informations générales
  • Né le 25 décembre 1880 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 2 janvier 1946 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Seine
Groupe
Gauche sociale et radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Seine
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Né à Paris le 25 décembre 1880, mort à Paris-8e le 2 janvier 1946.

Député de la Seine de 1928 à 1936.

Issu d'une famille originaire de l'Aube, Georges Boucheron fit ses études, d'abord en Suisse et ensuite à Paris où il suivit les cours de la Faculté de Droit. Il se fit inscrire au barreau de cette ville où il exerça la profession d'avocat à la Cour. Ardent patriote, il s'engagea, dès le début de la guerre de 1914, fut grièvement, blessé et réformé.

C'est aux élections générales des 22 et 29 avril 1928 qu'il posa sa candidature dans la 3e circonscription du XVe arrondissement de Paris et fut élu, au deuxiéme tour de scrutin, sous l'étiquette. de radical indépendant par 4.460 voix sur 10.564 votants. Il fut réélu. également, au deuxième tour, aux élections des 1" et 8 mai 1922, par 4.474 voix sur 10.113 votants, Il avait mérité la fidélité de ses électeurs.

A la Chambre des députés, membre. du groupe de la gauche radicale ou de la gauche sociale et radicale, il a toujours soutenu, comme dans ses professions de foi, «dans ses discours, et par ses votes, la politique d'union nationale des Ministères Poincaré, Laval et Tardieu.., Il fut membre des, Commissions de l'armée, du commerce et de l'industrie de la législation civile et criminelle et des programmes électoraux.

En sa qualité de juriste, il a présenté diverses propositions de loi et déposé des rapports sur la protection des objets d'art fabriqués et vendus sous la dénomination de « bronzes » (1933 et 1934), sur les dessins et modèles concernant certaines industries, sur la révision du Code de justice militaire pour l'armée de terre, sur la Cour spéciale de justice militaire (1931). Il a déposé des avis sur la suppression de la peine de la fermeture des fonds de commerce (1933) et sur la protection de l'appellation d'origine « cognac » (1934). Il est intervenu, à plusieurs reprises, en qualité de rapporteur, dans la discussion du projet de loi sur les brevets d'invention (1931).

Il a parlé, maintes fois, au cours du débat sur le projet de loi tendant au rétablissement de l'équilibre budgétaire et a déposé une demande d'interpellation sur le chômage du personnel des usines Citroën (1933). Il se fit battre aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936 par Charles Michels qui le distança de près de trois mille voix.

Il vécut désormais à l'écart de la politique et, mourut à Paris 10 ans plus tard, à 66 ans.

Il a. collaboré à la rédaction de divers journaux et revues, notamment de l'Illustration, et publié, en 1917, ses souvenirs de guerre sous le titre : L'Assaut.

Il était titulaire de la Croix de guerre et de celle d'Officier de la Légion d'honneur.




Né le 25 décembre 1880 à Paris

Décédé le 2 janvier 1946 à Paris

Député de la Seine de 1928 à 1936

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, p. 689)

Retiré de la vie politique depuis son échec de 1936, Georges Boucheron meurt à Paris dix ans plus tard.