Jean-Louis, Gabriel, Hugues, Léon de Lamezan de Salin

1787 - 1875

Informations générales
  • Né le 1er avril 1787 à Mauvesin-de-l'Isle (Haute-Garonne - France)
  • Décédé le 6 février 1875 (Lieu de décès inconnu)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Gers
Groupe
Centre droit
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 23 juin 1830 au 31 mai 1831
Département
Gers
Groupe
Centre droit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1827 à 1831, né à Mauvesin-de-l'Isle (Haute-Garonne) le 1er avril 1787, mort le 6 février 1875, il entra à l'Ecole polytechnique en 1805, devint en 1809 lieutenant du génie, et fut envoyé en cette qualité à l'armée du Danube, où il prit part aux batailles d'Essling et de Wagram.

Il partit peu après pour l'Espagne, fut versé dans le corps de Suchet, promu capitaine et aide-de-camp du général Rogniat, et coopéra aux sièges de Tortose, de Tarragone et de Sagonte. A ce dernier siège il fut blessé et reçut la croix de la Légion d'honneur. Sa belle conduite pendant la campagne de Russie le fit nommer officier d'ordonnance de l'empereur, qu'il suivit constamment durant les campagnes de Saxe et de France. Au commencement de 1814, il fut créé baron, officier de la Légion d'honneur et commandant du génie. Lamezan, qui n'avait quitté Napoléon qu'à son départ pour l'île d'Elbe, reçut alors une lettre de l'empereur lui disant : « Vous soutiendrez la bonne opinion que j'ai conçue de vous en servant le nouveau souverain de la France avec la même fidélité et le même dévouement que vous m'avez montrés. »

Fils d'émigré, Lamezan n'eut point à se plaindre de la Restauration. Il fut nommé ingénieur en chef à la maison militaire du roi, situation qui correspondait à celle de directeur du génie. Chevalier de Saint-Louis en août 1814, lieutenant-colonel en 1821, commandeur de la Légion d'honneur en 1829, il avait été élu, le 17 novembre 1827, député du 1er arrondissement électoral du Gers (Auch) par 140 voix 264 votants, 307 inscrits) contre 121 à M. de Cassaignoles.

Conseiller général du canton de Mirande, deux fois président du collège électoral d'Auch, cousin de M. de Villèle, il siégea au centre droit de la Chambre des députés, prit part aux discussions sur le budget, sur l'organisation de la maison du roi, sur les défenses des frontières, fit partie de la commission chargée d'examiner (juillet 1828) la demande de mise en accusation du ministère Villèle, défendit énergiquement ce dernier, et vota contre l'adresse des 221.

Réélu député, le 23 juin 1830, par 179 voix (306 votants, 334 inscrits) contre 125 à M. de Preissac, il ne prit aucune part aux événements de juillet, prêta serment au nouveau pouvoir, mais défendit chaleureusement M. de Montbel, ancien ministre de Charles X, et combattit la proposition de M. Baude sur l'exclusion de la branche aînée des Bourbons. Au renouvellement du 21 juin 1834, il échoua dans le 5e collège du Gers (Mirande) avec 53 voix contre 129 à l'élu, M. Thiers, et 33 à M. Abeilhe, et fut admis à la retraite comme lieutenant colonel du génie, le 11 octobre suivant.

Malgré la fidélité avec laquelle il servit les Bourbons, les biographes de M. Lamezan affirment qu'il conserva toujours une profonde sympathie pour le régime impérial.