Charles, Frédéric Koenig

1797 - 1874

Informations générales
  • Né le 19 novembre 1797 à Colmar (Haut-Rhin - France)
  • Décédé le 27 mars 1874 à Colmar (District de Haute-Alsace - Empire allemand)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Haut-Rhin
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 8 février 1850
Département
Haut-Rhin
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, né à Colmar (Haut-Rhin) le 19 novembre 1797, mort à Colmar (District de Haute-Alsace, Empire allemand) le 27 mars 1874, fils d'un magistrat de cette ville, il étudia le droit, s'inscrivit au barreau de Colmar, et fut, en raison de ses opinions démocratiques, désigné (1822) comme un des défenseurs des conjurés de Belfort.

En 1826, il quitta le barreau pour fonder un établissement important d'horticulture, voyagea dans diverses contrées de l'Europe, et publia des travaux estimés sur les sciences agricoles, entre autres une notice sur la culture du mélèze.

Partisan enthousiaste de la révolution de 1830, il fut nommé capitaine de la garde nationale de Colmar et conseiller municipal de cette ville. Lors de l'émeute que l'impôt sur les boissons suscita à Colmar en 1834, il s'interposa avec succès entre l'autorité et la population. Il fit bientôt une vive opposition au gouvernement de Louis-Philippe, figura au nombre des défenseurs des accusés d'avril, présida en 1843 l'association viticole du Haut-Rhin, et fut délégué, en 1847, par les chefs de la fabrication industrielle de l'arrondissement, pour solliciter du pouvoir central la mise à exécution de l'embranchement au Rhin du canal du Rhône.

Il organisa avec MM. Yves et Chauffour le banquet réformiste de Colmar, salua avec joie l'avènement de la République en 1848, fut fait, le 3 mars, commissaire du gouvernement dans le Haut-Rhin, et, le 23 avril 1848, fut élu représentant de ce département à l'Assemblée constituante, le 9e sur 12, par 38,922 voix (94,408 votants). Il prit place à gauche, fit partie du comité de la guerre, protesta avec vivacité, le 7 juin, contre la loi sur les attroupements, et vota d'ordinaire avec le groupe avancé du parti démocratique :

- contre le rétablissement du cautionnement et de la contrainte par corps,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- pour l'amendement Grévy,
- pour l'abolition du remplacement militaire,
- pour la suppression de l'impôt du sel,
- contre la proposition Rateau,
- pour l'amnistie,
- contre l'expédition romaine,
- pour la mise en accusation du président et de ses ministres.

Adversaire résolu du gouvernement présidentiel de L.-N. Bonaparte, il le combattit avec la même énergie dans les premières séances de l'Assemblée législative, où il fut réélu par le même département, le 13 mai 1849, le 1er sur 10, avec 38,903 voix (118,335 inscrits). Il s'associa, en juin, à l'interpellation de Ledru-Rollin sur les affaires de Rome, ainsi qu'à la protestation et à l'appel aux armes lancés par la Montagne, et se rendit, le 13 juin, au Conservatoire des Arts et métiers. La Haute-cour de Versailles le condamna, par contumace, à la déportation.