Gaspard Lavocat

1794 - 1860

Informations générales
  • Né le 10 novembre 1794 à Montigny-sur-meuse (Ardennes - France)
  • Décédé le 12 novembre 1860 à Montigny-sur-meuse (Ardennes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Ardennes
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Ardennes
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Ardennes
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Ardennes
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Ardennes
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1834 à 1848, né à Montigny-sur-Meuse (Ardennes) le 10 novembre 1794, fils du citoyen Jean-Louis Lavocat, marchand de bois et de Marie Josèphe Roch, son épouse, mort à Montigny-sur-Meuse le 12 novembre 1860, il suivit la carrière des armes, fit les campagnes de 1814 et de 1815 comme sous-lieutenant dans la garde impériale, et, à la seconde Restauration, entra aux cuirassiers de Berry. Mais, hostile aux Bourbons, il fut deux fois impliqué dans des complots militaires, en 1820 et en 1824, deux fois condamné à mort par la Chambre des pairs et par la cour d'assises de la Seine, et il n'obtint sa grâce qu'en 1826, par l'intervention de M. de Peyronnet.

Rendu à la vie civile, il fonda une tannerie qu'il exploita jusqu'en 1833. Son hostilité contre les Bourbons ne désarma pas : il se battit sur les barricades en 1830 et fut décoré de juillet. Lieutenant-colonel de la 12e légion de la garde nationale de Paris sous le gouvernement nouveau, commandant supérieur du Luxembourg pendant le procès des ministres de Charles X, il fut chargé de conduire à Ham ces mêmes ministres condamnés par la Chambre des pairs.

Ami de M. Barrot, membre de la commission des grâces, directeur de la manufacture des Gobelins en 1833, il se rallia complètement à la monarchie de juillet, et se présenta à la députation le 21 juin 1834, comme candidat « agréable », dans le 2e collège des Ardennes (Rethel), où il échoua avec 83 voix contre 170 à l'élu, M. Clauzel, député sortant.

Il fut plus heureux, le même jour, dans le 4e collège du même, département (Vouziers), où il fut élu par 142 voix (208 votants, 255 inscrits) contre 53 à M. Robin; son mandat lui fut successivement renouvelé: le 4 novembre 1837, par 143 voix (263 votants, 303 inscrits), le 2 mars 1839, par 153 voix (286 votants) ; le 9 juillet 1842, par 240 voix (377 votants, 433 inscrits), contre 131 à M. Tirman; le 1er août 1846, par 242 voix (512 votants, 525 inscrits), contre 234 à M. de Ladoucette.

Ministériel obstiné, il vota pour la dotation du duc de Nemours, pour les fortifications de Paris, pour le recensement, contre les incompatibilités, contre l'adjonction des capacités, pour l'indemnité Pritchard, et repoussa toutes les mesures libérales émanées de l'opposition. La révolution de 1848 n'eut pas ses sympathies, pas plus que la politique du Prince-président. Candidat indépendant au Corps législatif dans la 1re circonscription des Ardennes, aux élections du 29 février 1852, il échoua avec 469 voix contre 30,271 à M. de Ladoucette, candidat officiel, et 1,697 à M. de Chabrillan.

M. Lavocat était commandeur de la Légion d'honneur (14 juillet 1837), médaillé de Sainte-Hélène et conseiller général de la Seine.

Date de mise à jour: janvier 2014