Blaise, Thérèse Sentetz

1753 - 1840

Informations générales
  • Né le 1er juillet 1753 à Auch (Gers - France)
  • Décédé le 1er novembre 1840 à Duran (Gers - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Auch (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Auch (Gers) le 1er juillet 1753, mort à Duran (Gers) le 1er novembre 1840, « fils à M. Jean-Dominique Sentetz et à demoiselle Jeanne Gramé », avocat en 1771, procureur du roi au sénéchal et présidial d'Auch le 18 avril 1781, il fut élu, le 2 avril 1789, député du tiers aux Etats-Généraux par la sénéchaussée d'Auch.

Membre du comité judiciaire, il s'y occupa principalement de l'organisation des tribunaux, proposa, le 8 juillet 1790, de fixer la somme à laquelle s'élèverait la compétence des juges de paix, présenta un plan pour l'organisation des tribunaux de district, indiqua un moyen de résoudre les difficultés dans la procédure par jurés en matière criminelle, fit décider, le 17 janvier 1791, que la partie plaignante serait entendue dans les dépositions, signala, le 27 mars, les troubles excités en province par la constitution civile du clergé, s'éleva avec énergie contre le déisme et l'athéisme, et demanda qu'on les mît au rang des crimes d'Etat et qu'on appliquât la peine de mort à ceux qui en feraient profession.

Après la session, il devint président du tribunal civil du Gers et président du canton d'Auch-nord. Il vécut quelque temps ensuite dans la retraite. Président de la société d'agriculture du Gers, rallié au 18 brumaire, il fut nommé conseiller général en l'an VIII, membre du jury central de l'instruction publique et conseiller de préfecture du Gers le 28 décembre 1809. Appelé, en juin 1811, aux fonctions de président du tribunal d'Auch, il préféra rester conseiller de préfecture, fut nommé chevalier de la Légion d'honneur le 30 décembre 1819, et, révoqué en septembre 1830, dut se contenter, malgré ses pressantes réclamations, d'une pension de 200 francs.