Georges, Paul Petou

1772 - 1849

Informations générales
  • Né le 11 novembre 1772 à Paris ( - Généralité de Paris France )
  • Décédé le 20 mai 1849 à Elbeuf (Seine-Inférieure - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Indépendant
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Indépendant
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 12 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Indépendant
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Tiers parti
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Tiers-parti

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1824 à 1837, né à Paris (Généralité de Paris) le 11 novembre 1772, mort à Elbeuf (Seine-Inférieure) le 20 mai 1849, il était fabricant de draps à Louviers et à Elbeuf.

Maire de cette dernière ville en 1823, il se présenta à la députation, le 25 février 1824, comme royaliste constitutionnel, dans le 2e arrondissement de la Seine-Inférieure (Rouen). Il résulte d'une correspondance électorale du temps que le parti libéral proprement dit songea à lui opposer la candidature d'Alexandre de Lameth : une réunion préparatoire fut tenue, dans ce dessein, chez un habitant du boulevard de Crosne à Rouen; mais la tentative échoua, et M. Petou fut élu député par 354 voix (433 votants, 501 inscrits).

Il vota le plus souvent avec les « amis de la monarchie et de la Charte ». Un biographe parlementaire écrivait en 1826 : « Ce qu'il y a de certain, c'est que M. le baron de Vaussay, préfet de la Seine-Inférieure, n'a laissé nommer M. Petou qu'à son corps défendant, et pour cause. Cet honorable manufacturier professe l'indépendance la plus absolue, et, dans aucune circonstance, il ne recule devant ses devoirs de député. Nous avons cependant un reproche amical à lui faire : il ne soigne pas assez son débit, et ses brusques intonations excitent parfois l'hilarité de l'assemblée. Ses amis (et il en a beaucoup à Elbeuf) nous diront peut-être qu'un fabricant d'espagnolettes n'est pas tenu de faire le Démosthène. La réponse est spécieuse : mais nous sommes devenus exigeants depuis que M. Benjamin Constant a démontré à M. Dudon que des épiciers devaient en savoir plus long que des conseillers d'Etat. »

M. Petou garda rancune aux ministres, demanda de diminuer de moitié le traitement du garde des sceaux, protesta contre les traitements cumulés par M. de Frayssinous, et déclara être prêt à signer la demande de mise en accusation du cabinet.

Réélu, le 17 novembre 1827, dans la même circonscription, par 366 voix (471 votants, 506 inscrits) contre 95 à M. Fouquier-Long, M. Petou s'exprima ainsi en mai 1829, à la tribune : « La commission chargée par les ministres d'examiner les mesures que peut nécessiter, à l'égard des jésuites, l'exécution des lois du royaume, prétend, à la majorité d'une seule voix, nous imposer une Société que la France repousse avec horreur, comme la cause de ses maux présents et futurs. » Il combattit le ministère Polignac, et fut des 221.

Il obtint, le 12 juillet 1830, le renouvellement de son mandat, par 451 voix (529 votants, 594 inscrits) contre 66 à M. Dassier, se rallia à la monarchie de Louis-Philippe, et, réélu encore, le 5 juillet 1831, par 580 voix (693 votants, 890 inscrits) contre 84 à M. Beau, puis, le 21 juin 1834, par 421 voix (730 votants, 958 inscrits), contre 233 à M. Grandin, il vota, jusqu'en 1837, avec le tiers-parti : il quitta alors la vie politique.

La ville d'Elbeuf a donné son nom à l'une de ses rues.