Jacques, Marie Glezen

1737 - 1801

Informations générales
  • Né le 10 mai 1737 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 5 novembre 1801 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 17 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Rennes - Bretagne (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 10 mai 1737, mort à Rennes le 5 novembre 1801, « fils de Gabriel-Jérôme Glezen, avocat au parlement, et de Julienne-Rose de l'Epine, » il se fit recevoir avocat dans l'intention de succéder à son père.

En 1789, il s'était déjà fait au barreau de Rennes une place distinguée. Adjoint à la députation des états de Bretagne, puis choisi pour chef de la députation envoyée à Versailles par l'ordre des avocats, il publia, en réponse à la protestation de la noblesse de Bretagne contre la suspension des états de la province et la nouvelle forme de convocation des Etats-Généraux, la Lettre d'un homme à huit cent soixante quatre nobles bretons, qui fit grand bruit. Cette intervention assura, le 17 avril 1789, l'élection de Glezen par la sénéchaussée de Rennes comme député du tiers aux Etats-Généraux.

A Versailles, Glezen fut avec Le Chapelier un des plus fermes soutiens des revendications de son ordre. Le 28 mai, il ouvrit le premier l'avis de se constituer définitivement, puisqu'il n'y avait plus rien à attendre de la noblesse. Le 20 juillet, à propos d'une motion de Lally-Tollendal demandant, tout en invitant les provinces à la paix, « de ne pas blâmer des hommes qui s'armaient pour la liberté, » M. Glezen répondit: « Le zèle de M. de Lally égale sa sublime éloquence; mais rappelons ce que les publicistes ont tant de fois répété, que le plus grand danger qui environne une assemblée nationale, c'est la magie de l'éloquence. » Membre de plusieurs commissions, il y fit preuve d'un zèle et d'une compétence qui lui valurent, le 3 août, un nombre de voix assez considérable pour la présidence de l'Assemblée. Pendant tout ce mois, il prit une part active aux discussions relatives à la Déclaration des Droits de l'homme. Le 8 octobre, il fit partie de la députation nommée pour accompagner Louis XVI dans son voyage de Versailles à Paris, et, le 21 du même mois, il demanda qu'on autorisât le Châtelet à faire des informations au sujet des appareils militaires qui avaient menacé Paris, avec des adjoints nommés par la Commune: « On connaît, dit-il, le projet formé contre la capitale; on connaît les sollicitations de cette ville et de l'Assemblée auprès du roi pour l'éloignement des troupes; il s'agit de savoir si M. de Bezenval, accusé par la clameur publique, est suffisamment justifié. » Il opina, le 12 novembre, pour qu'on accordât au roi la grâce du parlement de Rouen; puis il eut, comme doyen du comité des recherches, une vive discussion, le 21 novembre, avec Malouët, au sujet de la descente et des perquisitions qu'on avait faites au couvent des religieuses de l'Annonciade. Il parla du plan, qui avait été découvert, de transférer le roi à Metz, et dénonça indirectement comme compromis dans l'affaire, Malouët, qui se justifia.

Après la session de l'Assemblée constituante, Glezen rentra dans la vie privée et reprit l'exercice de sa profession d'avocat.