Louis, René, Madeleine de La Touche Tréville

1745 - 1804

Informations générales
  • Né le 3 juin 1745 à Rochefort (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé le 20 août 1804 à Toulon (Var - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 16 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Montargis (Type : Bailliage)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Rochefort (Charente-Inférieure) le 3 juin 1745, mort à Toulon (Var) le 20 août 1804, il entra à douze ans dans les gardes-marines, servit quelque temps à terre et passa de nouveau sur la flotte ; il fit campagne, de 1780 à 1782, à bord des frégates l'Hermione et l'Aigle sur les côtes d'Amérique, et se signala dans un combat contre la frégate anglaise l'Iris. A son retour en France, nommé chevalier de Saint-Louis, capitaine de vaisseau et directeur du port à Rochefort en 1783, il contribua, en cette qualité, à la rédaction du code maritime de 1786.

Devenu chancelier du duc d'Orléans en 1787, il fut élu député de la noblesse aux Etats-Généraux par le bailliage de Montargis, le 26 mars 1789; un des premiers de son ordre, il se réunit aux députés du tiers, adhéra à la nuit du 4 août, et, lors de la discussion sur la loi maritime, demanda la peine de mort contre tout officier qui, sans cause légitime, ne se trouverait pas à son poste.

Nommé contre-amiral en 1792, il coopéra à l'expédition de Cagliari et se rendit dans les eaux de Naples pour exiger réparation de l'injure faite à notre ambassadeur à Constantinople, M. de Sémonville. Rayé des cadres de l'armée navale comme ex-noble, incarcéré en 1793, il ne recouvra sa liberté qu'après la chute de Robespierre, le 9 thermidor, mais resta quelque temps sans emploi.

Après le 18 brumaire, Bonaparte lui confia la direction du port de Brest, puis l'appela au commandement de la flottille réunie à Boulogne pour opérer un débarquement sur les côtes d'Angleterre. Il repoussa deux fois, les 17 et 27 thermidor an IX, l'attaque de la flotte anglaise commandée par Nelson. En frimaire an X, il reçut le commandement de l'escadre qui allait à Saint-Domingue, s'empara de Port-au-Prince, et put débarquer les troupes sans encombre. Il resta dans les eaux de l'ile jusqu'en 1803, déjouant toutes les manœuvres de l'escadre anglaise bien supérieure en nombre. Rentré en France le 8 octobre 1803, membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, grand-officier de l'ordre le 25 prairial, ingénieur en chef des côtes de la Méditerranée le 17 messidor suivant, il avait repris la mer pour débloquer Toulon et heureusement conduit cette opération, quand il fut emporté, à bord du Bucentaure, par une affection contractée aux Antilles.