Jean, Barthélémy Le Couteulx de Canteleu de Fresnelles

1746 - 1818

Informations générales
  • Né le 4 mars 1746 à Rouen (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 18 septembre 1818 à Farceaux (Eure - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Rouen (Type : Bailliage)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, et au Conseil des Anciens, membre du Sénat conservateur, pair de France, né à Rouen (Seine-Inférieure) le 4 mars 1746, mort à Farceaux (Eure) le 18 septembre 1818, fils d'un premier président de la chambre des comptes de Normandie, il était banquier à Rouen et échevin au moment de la Révolution.

Elu, le 21 avril 1789, député du tiers aux états généraux par la ville de Rouen, il s'occupa principalement de questions financières, soutint les idées et les plans de réforme de Necker, et fut rapporteur du projet de vente de 400 millions de biens du clergé ; il refusa, en 1790, le poste de caissier général de l'extraordinaire, demanda qu'il fût interdit à un député d'accepter une place du gouvernement, exposa son projet de banque territoriale, appuya la proposition de Necker relative à l'emprunt immédiat de 40 millions, et, au nom de la commission spéciale, donna lecture du résultat de la contribution patriotique. Il fit en outre décréter l'admission, aux caisses de l'Etat, des billets de la caisse d'escompte, et réclama la création d'une monnaie de cuivre et de petits assignats.

Après la session, il s'installa à Paris et ne fut pas inquiété pendant la Terreur.

Elu, le 28 vendémiaire an IV, député de la Seine au Conseil des Anciens, par 237 voix (685 votants), il prit part à la plupart des discussions économiques et financières, approuva l'emprunt forcé et l'impôt des patentes, demanda le rétablissement des loteries, prit la défense de ses collègues proscrits au 18 fructidor, vota en faveur des créanciers des émigrés et contre la pension accordée aux veuves des défenseurs de la patrie, fut l'un des promoteurs de l'impôt sur le sel, attaqua avec vivacité les journalistes royalistes qui l'avaient surnommé « Lecouteulx le Cauteleux », et sortit du Conseil en floréal an VII, pour prendre la présidence de l'administration départementale de la Seine.

Il se rallia avec empressement au 18 brumaire, fut nommé, des premiers, membre du Sénat conservateur, le 3 nivôse an VIII, et régent de la Banque de France, puis membre de la Légion d'honneur le 9 vendémiaire an XII, commandeur de l'ordre le 25 prairial suivant, comte de l'Empire le 26 avril 1808, et titulaire de la sénatorerie de Lyon.

Commissaire extraordinaire de la 22e division militaire en 1814, il fut nommé pair de France à la première Restauration, le 4 juin, et, s'étant tenu à l'écart pendant les Cent-jours, reprit sa place à la Chambre haute après le retour de Gand.

Il vota pour la mort dans le procès du maréchal Ney, mais ne siégea que peu de temps parmi les royalistes ultras et vota par la suite avec les libéraux.

On a de lui :
- Essai sur les contributions proposées en France pour l'an VII ;
- des discours, des rapports et des brochures de circonstance.

Date de mise à jour: octobre 2018