Pierre, Suzanne Deschamps

1745 - 1793

Informations générales
  • Né le 22 février 1745 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 9 octobre 1793 à Lyon (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 29 mars 1789 au 15 avril 1791
Baillage
Lyon (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Noblesse

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Lyon (Rhône) le 22 février 1743, mort à Lyon, le 9 mai 1793, il était avocat à Lyon, lorsqu'il fut élu, le 27 mars 1789, député du tiers aux Etats-Généraux par la sénéchaussée de Lyon.

Dans la séance du 29 août 1789, il exprima ainsi son opinion: « Quand on nous a envoyés aux Etats-Généraux, on ne nous a pas dit : Vous ferez une Constitution nouvelle, mais vous régénérerez l'ancienne; vous ne direz pas que vous érigez notre gouvernement en état monarchique, mais vous confirmerez notre ancienne monarchie. Vous ne délibérerez pas sur la sanction royale car nous en avons une. Ce n'est donc pas en nous égarant ainsi que nous arriverons à la Constitution; c'est en suivant la marche que nos commettants nous ont tracée. »

Secrétaire de l'assemblée depuis le 31 mars, il attaqua (10 octobre) le décret d'inviolabilité des députés, « décret ridicule et injuste, ridicule en ce qu'il ne défend nullement les députés contre une populace effrenée, injuste en ce qu'il les soustrait à leurs créanciers ce qui, sans contredit, n'est pas très juste à l'égard de ceux-ci, quoique très commode pour les débiteurs. Pour établir l'espèce d'inviolabilité due aux membres de cette assemblée, il faut considérer chaque province comme une nation dont les députés sont les ambassadeurs, et faire à la circonstance actuelle l'application des principes du droit public sur cette matière, » Le 12 octobre, il présenta une motion sur les lettres de cachet, pour demander au pouvoir exécutif une liste des prisonniers et l'exposé des motifs de leur détention; l'ajournement de cette motion fut adopté. Le 2 avril 1791, un des secrétaires donna lecture d'une lettre de la municipalité de Lyon, témoignant à l'Assemblée ses alarmes sur la conduite de M. Deschamps, absent par congé, et la priant de le rappeler auprès d'elle. Douze jours après, M. Deschamps écrivit lui-même au président de l'Assemblée que l'état de sa santé l'engageait à se retirer à la campagne, et à y rester jusqu'à la fin de la session. M. Populus compara alors la conduite de M. Deschamps à celle d'un officier qui écrirait au ministre qu'il ne peut retourner à l'armée qu'après la guerre; il demanda que cette lettre fût regardée comme une démission, et que son suppléant fût admis. Cette proposition fut décrétée sur le champ.

Date de mise à jour: août 2018