Jean-Jacques Lenoir-Laroche

1749 - 1825

Informations générales
  • Né le 29 avril 1749 à Grenoble (Isère - France)
  • Décédé le 17 février 1825 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 3 mai 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Paris-Hors-les-Murs (Type : Ville)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, et au Conseil des Anciens, ministre, membre du Sénat conservateur, pair de France, né à Grenoble (Isère) le 29 avril 1749, mort à Paris le 17 février 1825, fils d'un avocat distingué de Grenoble, il suivit la carrière paternelle, et, ami et condisciple de Servan et de Savoie-Rollin, vint, en 1783, prendre place au barreau de Paris. Il ne tarda pas à se lier avec Laharpe, Marmontel et Ginguené, prit, en 1788, une part active aux événements de Vizille, et publia un écrit en faveur de la délibération par tête, au lieu de la délibération par ordre, suivant le vœu des Etats du Dauphiné.

Le 3 mai 1789, il fut élu député du tiers aux Etats généraux, par la prévôté et la vicomté de Paris. Il ne parut que très rarement à la tribune, soutint le principe des deux chambres, et rédigea le Journal de Perlet.

Après la session, il défendit ses idées dans le Mercure de France et le Moniteur, et publia, au moment du procès de Louis XVI, une brochure pour démontrer que la Convention n'avait pas le droit de juger le roi. Garat lui rendit alors le service de l'envoyer en mission à Grenoble, ce qui le mit à l'abri des poursuites. Puis ses idées politiques se modifièrent peu à peu ; il reconnut la forme républicaine (numéro du Moniteur, 17 messidor an III), et, après les élections de l'an V, qui amenèrent une majorité royaliste, il combattit les propositions qui tendaient à préparer le retour des Bourbons.

Aussi le Directoire le nomma-t-il ministre de la police, le 28 messidor an V. Lenoir-Laroche abandonna sa chaire de législation à l'école centrale du Panthéon pour prendre ces fonctions qu'il ne garda que jusqu'au 8 thermidor ; son manque de décision et d'énergie le fit remplacer alors par Sotin.

Il reprit ses fonctions de professeur, et fut élu député de la Seine au Conseil des Anciens, le 3 germinal an VI.

Rallié au 18 brumaire, il fit partie, le lendemain 19, de la commission intermédiaire des Anciens, et, le 3 nivôse an VIII, entra au Sénat conservateur.

Membre de la Légion d'honneur le 9 vendémiaire an XII, commandeur de l'ordre le 25 prairial, il fit partie comme président (novembre 1806) de la commission de surveillance de la liberté individuelle, et fut créé comte de l'Empire le 7 juin 1808.

Ayant adhéré, en avril 1814, à la déchéance de Napoléon, il fut nommé par Louis XVIII pair de France le 4 juin 1814, dignité qui fut rendue héréditaire dans sa famille par lettres patentes du 31 août 1817. À la Chambre haute, il vota pour la déportation dans le procès du maréchal Ney, siégea dans la minorité libérale, et demanda, en 1819, l'ajournement de la proposition Barthélemy, qui introduisait le double vote dans la loi électorale.

On a de lui :
- Considérations sur la Constitution d'état du Dauphiné applicables aux Etats généraux (1789) ;
- De l'Esprit de constitution qui convient le mieux à la France (1795) ;
- Coup d’œil raisonné sur les assemblées primaires de Paris (1795); etc.