Jean-Baptiste, Joseph, René Dureau de la Malle

1742 - 1807

Informations générales
  • Né le 21 novembre 1742 à Saint-domingue (République dominicaine)
  • Décédé le 19 septembre 1807 à Laugis (Orne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 28 juillet 1803 au 19 septembre 1807
Département
Orne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député au Corps législatif de l'an XI à 1807, né à Saint-Domingue le 21 novembre 1742, mort à Langis (Orne) le 19 septembre 1807, étai le petit-fils d'un gouverneur de Saint-Domingue sous Louis XIV, après les gnerres de la succession. Orphelin de très bonne heure, le jeune Dureau fut envoyé en France et placé à sept ans au collège du Plessis, à Paris, où il remporta le prix de poésie latine sur Delille, et le prix d'éloquence sur la Harpe. On dit que les scènes de tempète dont l'enfant fut témoin pendant la traversée firent une forte impression sur son esprit et lui inspirèrent plus tard le sujet de Tourville, tragédie en prose, son premier ouvrage. Après de brillantes études classiques, il s'adonna aux lettres, publia, en 1776, une traduction du Traité des Bienfaits de Sénèque, qui fut très goûtée des savants. Dureau de la Malle s'était lié avec d'Alembert, La Harpe, Chamfort et surtout Delille: l'exemple et les conseils de ce dernier l'encouragèrent à entreprendre une traduction de Tacite; il consacra seize ans à ce difficile travail, qui publié en 1790, conquit tons les suffrages. La Révolution interrompit les paisibles occupations de Dureau; il n'échappa point au reproche de professer des opinions aristocratiques, et vit un moment ses biens sequestrés et sa tête menacée, sous la prévention d'avoir marché contre la Convention, le 13 vendémiaire an IV. Il vécut, d'ailleurs, très retiré jusqu'au coup d'Etat de brumaire. Partisan du nouveau gouvernement, il devint conseiller général de l'Orne, oit il était propriétaire, et fut admis, le 9 thermidor an XI, par le Sénat conservateur, à représenter ce département au Corps législatif; il y siégea jusqu'en 1807. Membre de l'Institut, depuis 1804, il poursuivit alors la traduction des historiens latins, et s'attacha à Salluste, puis à Tite-Live; mais la inort le surprit avant qu'il eût pu terminer son œuvre. - Son fils, Adolphe-Jules-César-Auguste (1777-1857), est connu comme poète, archéologue et géographe.