Charles, Gilbert Heulhard de Montigny

1771 - 1872

Informations générales
  • Né le 10 novembre 1771 à Lormes ( - France)
  • Décédé le 14 janvier 1872 à Préfontaine (Nièvre - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 13 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Nièvre
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 3 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Cher
Groupe
Majorité conservatrice

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à la Chambre des Cent-Jours, député de 1830 à 1831, né à Lormes (Niévre) le 10 novembre 1771, mort au château de Préfontaine (Nièvre) le 14 janvier 1872, d'une famille originaire du Bourbonnais, qui avait fourni plusieurs conseillers au présidial et plusieurs maires de Moulins, il fut destiné de bonne heure à la magistrature; il n'y entra pourtant que sous l'Empire.

En attendant, M. Heulhard de Montigny publia plusieurs écrits contre-révolutionnaires, parmi lesquels un pamphlet intitulé : Lanterne de Diogène (1794), une étude hostile au Directoire : De l'Influence des partis sur l'opinion publique, et, en 1803, un Précis des événements et de la législation de la Révolution. En 1808, il se vit appelé aux fonctions d'auditeur à la cour d'appel de Bourges, et, en 1809, fut promu conseiller auditeur à la même cour.

Il occupait ce siège, lorsque ses concitoyens de la Nièvre l'envoyèrent (13 mai 1815) siéger à la Chambre des représentants, par 55 voix sur 95 votants. Il y prit la parole pour demander que l'on conservât à l'ordre du jour la loi organique sur la liberté de la presse, et, la législature terminée, il reprit à Bourges son poste de magistrat.

Il ne cessa de se mêler activement aux grands débats politiques et judiciaires, par diverses brochures d'actualité, telles que Considérations sur le pouvoir judiciaire et sur le jury (1819), tenta sans succès la fortune électorale le 13 novembre 1822, dans le 1er arrondissement de la Nièvre (Nevers), qui ne lui donna que 72 voix contre 208 à M. de Chabrol de Chaméane, élu, publia des Réflexions sur les majorats et sur les substitutions (1822), et, le 3 juillet 1830, fut élu membre de la Chambre des députés par le collège de département du Cher, avec 68 voix (123 votants, 149 inscrits); le scrutin avait eu lieu tandis qu'il était absent de Bourges.

Il adhéra au gouvernement de Louis-Philippe et vota avec la majorité conservatrice jusqu'en 1831. Nommé président de chambre à la cour royale de Bourges en 1833, il fut admis à la retraite en 1840, avec le titre de président honoraire, fit partie pendant plusieurs années du conseil général du Cher, se retira dans la Nièvre, et devint en 1853 maire de la petite ville de Lormes, où il mourut en 1872, plus que centenaire.

Chevalier de la Légion d'honneur en 1829, officier du même ordre le 10 février 1839.