Pierre Bonnemains

1773 - 1850

Informations générales
  • Né le 13 septembre 1773 à Tréauville (Manche - France)
  • Décédé le 9 novembre 1850 à Le mesnil-garnier (Manche - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 3 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Manche
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Manche
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Manche
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 13 août 1845
Département
Manche
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1830 à 1831, de 1837 à 1845, et pair de France, né à Tréauville (Manche), le 13 septembre 1773, mort au Mesnil-Garnier (Manche), le 9 novembre 1850, il suivit la carrière militaire, fut successivement sous-lieutenant de dragons, aide de camp du général Tilly à l'armée de Sambre et Meuse, chef d'escadron, major du 6e régiment de chasseurs à cheval, et colonel du 5e régiment de chasseurs, à la tête duquel il se distingua (1806-1807) à Lubeck, Iéna et Trevitz, où il fut blessé.

Il passa en Espagne en 1808, et se battit avec courage à Médelin et à Talavera, où il dégagea un bataillon d'infanterie enveloppé par la cavalerie ennemie, fut créé baron de l'Empire (3 juin 1808), général de brigade (6 août 1811), et fit, sous le prince Eugène, en 1813, à la tête des troupes italiennes, les campagnes de 1813 et 1814; on lui doit en grande partie la victoire du Mincio (8 février 1814); il était membre de la Légion d'honneur du 4 germinal an XII, officier du même ordre du 26 prairial suivant, et grand officier (1814).

La même année, le roi le nomma chevalier de Saint-Louis: il commanda une brigade de cavalerie pendant les Cent-jours, et devint, sous la seconde Restauration, maréchal de camp, inspecteur de cavalerie, et inspecteur général de gendarmerie.

Le 23 juin 1830, il posa pour la première fois sa candidature à la Chambre des députés dans le 4e arrondissement électoral de la Manche (Valognes), où il échoua avec 160 voix contre 211 données à M. de Bricqueville, élu. Huit jours après, il fut élu dans le collège de département de la Manche par 188 voix sur 339 votants et 392 inscrits. Aux élections du 5 juillet 1831, il échoua dans le 6e collège électoral de la Manche (Périers) avec 83 voix, contre M. Rihouet qui réunit 94 suffrages, mais fut plus heureux, le 4 novembre 1837, dans le 5e collège électoral (Coutances), qui l'élut par 180 voix sur 339 votants et 390 inscrits, et le réélut, le 2 mars 1839, par 273 voix sur 355 votants et 409 inscrits, contre M. Frédéric de Bérenger (51 voix). Son mandat lui fut encore renouvelé, le 9 juillet 1842, par 246 voix sur 363 votants et 457 inscrits, contre 105 voix données à M. Mary.

Dans ces diverses législatures, le général Bonnemains fit partie des majorités ministérielles; il fut nommé pair de France le 14 août 1845, et fut admis à la retraite comme général de division, le 30 mai 1848, deux ans avant sa mort.