Etienne, Jean, Guillaume Ducasse de Horgues

1776 - 1853

Informations générales
  • Né le 27 novembre 1776 à Horgues ( - France)
  • Décédé le 29 décembre 1853 à Camalès (Hautes-Pyrénées - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Hautes-Pyrénées
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1824 à 1830, né à Horgues (Hautes-Pyrénées) le 27 novembre 1776, mort au château de Camalès (Hautes-Pyrénées) le 29 décembre 1853, il fit ses études au collège de l'Esquille, à Toulouse, et, destiné à l'armée par sa famille, entra dans la marine avant la Révolution.

En 1792, il s'enrôla par prudence dans une compagnie franche qui devint plus tard le 24e chasseurs à cheval, fit campagne à l'armée des Pyrénées Orientales, fut emprisonné à Tarbes comme suspect sous la Terreur, et ne dut la liberté qu'à la chute de Robespierre. Conseiller général de son département en 1810, il fut candidat au Corps législatif, et, après le retour des Bourbons, devint secrétaire général de la préfecture des Hautes-Pyrénées.

Le 25 février 1824, il fut élu député par le collège de ce département, avec 104 voix sur 184 votants et 206 inscrits. Dans la session, il défendit le crédit relatif à l'Ecole de déclamation : « Ce sont, dit-il, les hommes les plus religieux qui ont fondé et constamment soutenu l'Opéra. Les cardinaux Richelieu et Mazarin ont introduit ce genre en France. L'abbé Perrin fut le premier qui, en 1669, obtint de Louis XIV le privilège d'établir l'Opéra à Paris. Il fut décidé que les gentilshommes pourraient exercer les fonctions de danseurs sans déroger. Enfin un jésuite a composé le meilleur traité sur les ballets (on rit) ; cela est pourtant vrai, messieurs... » Il vota contre la loi du sacrilège, et compta parmi les membres les plus fermes de la contre-opposition.

Réélu, le 17 novembre 1827, par 82 voix sur 138 votants et 169 inscrits, il soutint le ministère Polignac, et ne fut pas réélu en 1830. Il fut aussi conseiller général des Hautes-Pyrénées.