Henri, Julien Chatenet

1879 - 1949

Informations générales
  • Né le 14 juin 1879 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 28 novembre 1949 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Gauche indépendante

Biographies

Né le 14 juin 1879 à Paris. Mort le 28 novembre 1949 à Paris.

Député de la Seine-et-Oise de 1932 à 1936 Avocat à la Cour d'Appel de Paris, Henri Chatenet venait d'atteindre l'âge de 35 ans lorsque éclata la guerre 1914-1918. Très brillant officier, véritable entraîneur d'hommes, il fut gravement blessé. Réformé, il consacra une grande partie de son activité à l'Union nationale des mutilés, réformés et anciens combattants. Il en devint président, puis président général d'honneur. Président du groupe des combattants du Palais, il fut membre du Conseil de l'Ordre en juin 1919.

La politique l'attirait depuis longtemps. Il se présenta aux élections générales législatives des 1er et 8 mai 1932 et fut élu, au deuxième tour de scrutin, député de la troisième circonscription de Versailles, par 9.410 voix contre 8.981 à M. Adam sur 20.505 votants.

Inscrit au Groupe de la gauche indépendante, il est membre de la Commission de l'administration générale, départementale et communale (1932) ; de la Commission de la législation civile et criminelle (1932) ; de la Commission d'assurance et de prévoyance sociale (1932) ; du Comité supérieur de l'aménagement de la région parisienne (1932) ; de la Commission du suffrage universel (1934) ; de la Commission des travaux publics et des moyens de communication (1935). Dès le début de la législature, il s'intéresse aux pensionnés de guerre dont il connaît, pour s'être penché sur bien des cas douloureux, les soucis et les souffrances. La réforme de la Constitution le préoccupe aussi. Il préconise : la nomination d'une Commission parlementaire de 33 membres exclusivement chargés de préparer cette réforme (1934), la refonte du Règlement de la Chambre des députés ainsi que la modification de ses méthodes de travail (1934). Il prend part à la discussion : d'un projet et d'une proposition de loi relatifs à l'amnistie ; d'un projet de loi tendant à modifier le régime des grands réseaux de chemins de fer d'intérêt général (1934) ; d'un projet de loi relatif à l'exemption d'impôt en faveur des constructions nouvelles ; d'un projet de loi tendant à modifier certains articles du Règlement de la Chambre (1935). Il dépose : une proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement à offrir aux capitaux non employés par leurs détenteurs une affectation destinée à enrichir la collectivité et à assurer du travail aux chômeurs par le moyen de marchés de travaux publics à paiement différé (1935) ; une proposition de loi relative au calcul de l'impôt cédulaire et de l'impôt sur les revenus des victimes de guerre et anciens combattants (1936) ; un avis, présenté au nom de la Commission de la législation civile et criminelle, sur le projet de loi relatif à la situation, au regard de la législation du travail et de la législation sur les assurances sociales, des conducteurs de voitures publiques qui ne sont pas propriétaires de leur véhicule (1935). Faisant allusion, dans une interpellation, à de récents événements survenus dans la région du Pecq, il souligne de façon frappante la nécessité de prêter, dans la région parisienne, une meilleure assistance aux maires chargés d'y assurer l'ordre et la sécurité (1935). Il interpelle aussi sur des bruits tendancieux concernant les projets financiers du Gouvernement ; sur la nécessité de calmer l'inquiétude que fait naître ces rumeurs ; sur l'urgence de songer à rétablir l'équilibre budgétaire, non exclusivement par des économies, mais aussi en assurant aux capitaux en chômage, aux entreprises au bord de la ruine, aux ouvriers sans travail, des occupations fructueuses, pour le Trésor autant que pour les bénéficiaires (1935).

Aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936, il remporte, au deuxième tour de scrutin, 1.843 voix. Il est ainsi battu par M. Pierre Dadot qui totalise 11.107 suffrages, sur 23.970 votants. Il renonce dès lors à la vie politique et se consacre à sa profession d'avocat à la Cour d'Appel. Il devait mourir à Paris 13 ans plus tard, le 28 novembre 1949, à l'âge de 70 ans. Ses obsèques eurent lieu le 2 décembre, en la basilique Sainte-Clotilde. Il était officier de la Légion d'honneur, médaillé militaire et titulaire de la croix de guerre 1914-1918.




Né le 14 juin 1879 à Paris
Décédé le 28 novembre 1949 à Paris

Député de la Seine-et-Oise de 1932 à 1936

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome III, p. 991)

Retiré de la vie politique depuis son échec de 1936, Henri Chatenet poursuit l'exercice de sa profession d'avocat et meurt à Paris, à l'âge de 70 ans, le 28 novembre 1949.