Jean, Denis, Marin Cochin

1789 - 1841

Informations générales
  • Né le 14 juillet 1789 à Paris ( - France)
  • Décédé le 18 août 1841 à Paris (Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Seine
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 18 août 1841
Département
Seine
Groupe
Majorité gouvernementale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Fils de Jacques-Denis Cochin (1757-1837), député de 1824 à 1827, Jean-Denis-Marie Cochin, député de 1837 à 1841, né à Paris, le 14 juillet 1789, mort à Paris, le 18 août 1841, venait de terminer ses études à la Faculté de droit lors de la Restauration en 1814. Il entra au barreau et devint, à 26 ans, avocat près la Cour de cassation ; mais « accablé, dit un biographe, par des pertes douloureuses, il renonça au barreau et chercha dans une carrière moins laborieuse un aliment à l'activité de son esprit. »

Nommé maire du 12e arrondissement de Paris, où son père l'avait précédé dans les mêmes fonctions, il donna ses soins à la distribution des secours publics et à l'éducation populaire. M. Debelleyme, alors préfet de police, ayant pris l'initiative d'une souscription publique tendant à la création d'une maison de refuge pour combattre la mendicité à Paris, souscription qui produisit plus de six cent mille francs, Cochin fut membre et rapporteur du Conseil créé pour contrôler l'emploi des fonds selon l'intention présumée des souscripteurs. Il proposa d'organiser une maison dans laquelle tout mendiant valide pourrait trouver un travail facile, tout mendiant invalide un asile provisoire, et tout « mendiant vagabond » une prompte direction vers le tribunal correctionnel. Le projet fut agréé ; l'ancien couvent des cordelières, rue de Lourcine, à Paris, fut disposé pour recevoir des ateliers, des lits et un commissariat de police. Les réfugiés devaient y être employés à des travaux tels que la déchirure du papier chiffon pour les papetiers, le laminage du cuivre, la fabrication des tapis et chaussures en lisières de drap, la couture, le blanchissage, l'épluchage ou parfilage du chanvre, au coton et de la soie, etc. Cet établissement fonctionna pendant quatre années, sous le commandement d'un commissaire de police directeur, assisté d'un économe, de deux expéditionnaires, d'une directrice des ateliers de femmes et d'un portier, et avec une population de réfugiés qui varia de 150 à 300. En 1830, Cochin cessa ses fonctions de maire : mais, appelé à siéger au conseil général du département de la Seine, il décida l'administration départementale à devenir propriétaire de la maison de refuge ; elle en fit l'acquisition, et le Conseil général vota une subvention annuelle de 50 000 francs pour continuer la fondation de l'établissement de refuge et de travail. Mais au bout de quelque temps, cet établissement fut détourné de sa destination primitive et vendu à l'administration des hospices pour en faire un hôpital spécial de femmes. Au point de vue pédagogique, l'intervention de Cochin, pendant son passage à la mairie du 12e arrondissement, se manifesta par la fondation d'une « maison complète d'instruction primaire », la maison Cochin, comme on l'appela en vertu de l'ordonnance royale au 22 mars 1831, et qui comprenait des classes enfantines, des classes d'instruction primaire supérieure, des classes d'adultes, etc. Cette maison coûta près de 140 000 fr. de construction et de frais d'organisation et d'essai. La « maison complète » étant devenue propriété de la ville de Paris, servit de type à un certain nombre d'écoles fondées vers celte époque. Au surplus, bien des modifications, depuis lors, sont venues transformer le système de l'enseignement primaire.

Les fondations dues à l'initiative de Cochin étaient à peine terminées qu'il fut élu conseiller municipal de Paris. Il devint secrétaire du conseil, et, durant l'épidémie cholérique, fut membre de la commission municipale chargée d'organiser des hôpitaux temporaires. Il fut aussi (1835) secrétaire du comité central d'instruction primaire.

Le 4 novembre 1837, le 12e arrondissement, dont il avait été maire, le nomma député par 334 voix sur 586 votants et 710 inscrits, contre 185 à M. Panis, député sortant. Il siégea parmi les conservateurs et soutint le gouvernement.

Réélu le 2 mars 1839, par 422 voix (627 votants), contre M. Preschez, 198 voix, il mourut avant la fin de la législature (1841).