René Dupray de la Mahérie

1887 - 1933

Informations générales
  • Né le 30 octobre 1887 à Pervenchères (Orne - France)
  • Décédé le 21 juin 1933 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 21 juin 1933
Département
Orne
Groupe
Républicain et social

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 30 octobre 1887 à Pervenchères (Orne), mort le 21 juin 1933 à Paris.

Député de l'Orne de 1932 à 1933.

Fils d'un propriétaire normand, René Dupray de La Mahérie qui se glorifiait auprès de ses électeurs d'avoir passé toute sa vie au milieu d'eux, dans son bourg natal, n'avait en effet quitté Pervenchéres que pour aller acquérir à Angers, à l'Ecole supérieure d'agriculture, avec le titre d'ingénieur agricole et le diplôme de licencié ès-sciences, les connaissances qui lui permettaient d'exploiter au mieux ses vastes domaines. Mais, fort de ses compétences, il devait s'efforcer, en outre, de répandre le progrès dans les campagnes normandes, travaillant à y étendre les réseaux d'électricité et à y multiplier les coopératives de stockage de céréales.

Mobilisé en 1914, il revint avec la Croix de guerre et commença sa carrière politique en succédant à son père, en 1920, comme maire de Pervenchères, en 1925, comme conseiller général, élu d'ailleurs à la quasi-unanimité.

Membre de la Société d'agriculture de l'Orne et vice-président du Syndicat des agriculteurs de ce département, il se présenta aux élections générales législatives des 1er et 8 mai 1932, dans la circonscription de Mortagne, comme « candidat de défense agricole et d'union républicaine ». Dans sa profession de foi, il se posait en successeur de M. de Ludre qui venait d'être élu sénateur ; il se réclamait de Poincaré, de Laval et de Tardieu et s'affirmait partisan d'une « politique d'ordre, de progrès économique et social, appliquée dans un esprit de tolérance et de justice ».

Élu au second tour de scrutin par 9.430 voix sur 18.121 votants, contre Garnier qui recueillit 8.326 suffrages, il s'inscrivit à la Chambre au groupe républicain et social. Il appartint aux Commissions de la marine marchande, des mines et des postes et télégraphes ; il déposa une proposition de loi en vue de modifier l'article 78 du Code civil et de rendre obligatoire la mention du décès en marge de l'acte de naissance et présenta trois rapports sur des opérations électorales. Il rapporta également une proposition de loi qui tendait à étendre aux Chambres d'agriculture les avantages accordés aux Chambres de commerce en matière de tarifs postaux. Il intervint lors de la discussion du budget de 1933, sur les chapitres de l'agriculture et des P.T.T. ; mais son mandat fut brusquement interrompu par la maladie et la mort, le 21 juin 1933, à Paris, à l'âge de 46 ans.

Son éloge funèbre fut prononcé devant la Chambre, le 22 juin 1933, par le président Fernand Buisson : « Nous comptions sur l'activité de notre nouveau collègue qui s'était très vite acquis dans cette Assemblée la sympathie de tous ; il nous quitte prématurément. »