Félix, Pierre, Théodore Aulois

1893 - 1957

Informations générales
  • Né le 18 juin 1893 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 3 janvier 1957 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Nièvre
Groupe
Non inscrit

Biographies

Né le 12 juin 1893 à Lyon (Rhône), mort le 3 janvier 1957 à Paris.

Député de la Nièvre de 1932 à 1936.

Agé de 21 ans lorsqu'éclata la guerre de 1914, Félix Aulois fut un grand soldat. Incorporé au 134° régiment d'infanterie. victime, dès la première bataille des frontières, d'une grave blessure qui fit de lui une « gueule cassée », il reprit néanmoins le combat en 1917 comme aspirant, puis comme sous-lieutenant, et dirigea de nombreux coups de main à la tête du corps franc de son régiment. Trois nouvelles blessures, sept citations, la Croix de Guerre, la Légion d'Honneur, le grade de lieutenant sanctionnèrent ses actions d'éclat.

Avocat au barreau de Paris, Félix Aulois fut élu le 8 mai 1932, au 2° tour de scrutin, Député de la Nièvre (circonscription de Château-Chinon). N'appartenant à aucun groupe, il s'intéressa aux activités des Commissions de l'enseignement et des beaux-arts, de la législation civile et criminelle et de l'aéronautique. Candidat de l'Alliance démocratique aux élections de 1936, il fut battu au second tour de scrutin par M. Bondoux, socialiste.

En septembre 1939, il demanda à servir dans une unité de combat, et c'est à la tête d'une compagnie du 49° bataillon de chars lourds qu'en mai 1940, lors de la bataille des Ardennes, il fut grièvement blessé par un obus allemand. Fait prisonnier il fut amputé du bras droit dans des conditions atroces par des chirurgiens allemands. Le 6 décembre 1940, il fut promu Commandeur de la Légion d'Honneur avec une citation qui illustre l'homme, « magnifique officier de légendaire bravoure, adoré de ses gradés et de ses chasseurs pour lesquels il était un vivant et continuel symbole ». Rapatrié comme combattant des deux guerres et grand blessé il fut nommé maire de Gueugnon et fait Grand-Croix de la Légion d'Honneur. Résistant, il fut arrêté par les occupants et déporté à Neuengamme d'où il fut délivré en 1945.

Ses souffrances qui ne lui laissaient aucun répit le contraignirent à abandonner le barreau pour la présidence de la société des téléphones Ericsson, mais jusqu'à sa mort il ne cessa de mettre son activité et sa générosité au service des œuvres des anciens combattants.




Né le 18 juin 1893 à Lyon (Rhône)

Décédé le 3 janvier 1957 à Paris

Député de la Nièvre de 1932 à 1936

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome I, p. 420).

Ayant demandé à servir dans une unité de combat, Félix Aulois est grièvement blessé, en mai 1940, par un obus allemand, lors de la bataille des Ardennes. Fait prisonnier, il est amputé du bras droit. Le 6 décembre 1940, il est promu commandeur de la Légion d'honneur.

Rapatrié comme combattant des deux guerres et grand blessé, il est nommé maire de Gueugnon et fait grand croix de la Légion d'honneur. Résistant, il est arrêté par l'occupant et déporté à Neuengamme, d'où il est délivré en 1945.

Son état de santé le contraint d'abandonner le barreau. Président de la société des téléphones Ericsson à Paris, il ne cesse, jusqu'à sa mort, survenue le 3 janvier 1957, de mettre son activité et sa générosité au service des œuvres des anciens combattants.