Firmin Faure

1864 - 1956

Informations générales
  • Né le 28 juillet 1864 à Quillan (Aude - France)
  • Décédé le 11 novembre 1956 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Républicains nationalistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Seine
Groupe
Républicains nationalistes

Biographies

Né le 28 juillet 1864 à Quillan (Aude).

Député d'Oran de 1898 à 1902.

Député de la Seine de 1902 à 1906.

Avocat et publiciste, Firmin Faure se présenta pour la première fois aux élections législatives de 1898 dans la 1re circonscription du département d'Oran comme révisionniste antijuif avec un programme qui, à côté de quelques projets d'ordre social et de diverses mesures favorables aux colons d'Algérie, comportait essentiellement la révision de la Constitution de 1875 et l'abrogation du décret Crémieux.

Ayant obtenu au second tour - il n'était pas candidat au premier - 5.119 voix sur 10.097 votants, il prit la place du député sortant, le républicain Marcel Saint-Germain qui n'avait recueilli que 4.514 suffrages.

Inscrit au groupe agricole, au groupe des intérêts industriels et commerciaux et au groupe de la défense nationale, il siégea à droite, parmi les républicains ' nationalistes et, tout en défendant les intérêts des viticulteurs algériens, il se fit l'avocat des thèses nationalistes et antisémites et attaqua le cabinet Dupuy et plus violemment encore le cabinet Waldeck-Rousseau.

Le discours qu'il prononça en 1901 pour défendre Paul Déroulède et Marcel Habert lorsque la Chambre discuta de la déchéance de ces deux députés condamnés par la Haute Cour, lui valut la censure avec exclusion tempo-ra ire.

Aux élections de 1902, il se présenta dans le département de la Seine, dans la 4e circonscription de Saint-Denis. Au deuxième tour, avec 8.559 voix sur 16.458 votants, il réussit à triompher du député sortant, le socialiste Renou, qui n'obtint que 7.725 suffrages. Il avait fait toute sa campagne contre le ministère Waldeck-Rousseau, qu'il appelait « le ministère Dreyfus », promettant en outre à ses auditoires ouvriers de les défendre contre les travailleurs étrangers qui envahissaient les chantiers français. Au cours de la législature, il s'intéressa encore à l'organisation des retraites ouvrières, déposa plusieurs demandes d'interpellation, par exemple sur la participation du préfet du Cantal à une manifestation, sur les affaires du Maroc ou sur des questions de défense nationale. Il vota contre la loi de séparation des Eglises et de l'Etat.

En 1906, il abandonna la Seine pour se présenter dans la Dordogne. Mais les électeurs de la 2e circonscription de Périgueux lui préférèrent le député sortant, Chavoix, membre de la gauche démocratique, auquel ils accordèrent 7.940 voix sur 13.610 votants, tandis qu'ils n'en donnaient que 5.417 à Firmin Faure.

Il reprit alors son activité de publiciste.



Né le 28 juillet 1864 à Quillan (Aude)

Décédé le 11 novembre 1956 à Paris

Député d'Oran de 1898 à 1902

Député de la Seine de 1902 à 1906

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome V, p. 1661, 1662)

Retiré de la vie politique, Firmin Faure meurt le 11 novembre 1956 à Paris, dans le 10e arrondissement. Il avait 92 ans.