Jean-Paul Filhoud-Lavergne

1889 - 1945

Informations générales
  • Né le 8 juillet 1889 à Abjat (Dordogne - France)
  • Décédé le 10 mai 1945 à Abjat (Dordogne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 22 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Dordogne
Groupe
Républicains de gauche

Biographies

Né le 9 juillet 1889 à Abjat (Dordogne). Député de la Dordogne de 1928 à 1932.

Fils d'un médecin établi à Abjat, Jean Filhoud-Lavergne avait 25 ans lorsqu'éclata la guerre de 1914-1918 qu'il fit courageusement : grand mutilé, il reçut la Croix de guerre. Sa qualité d'exploitant agricole, en outre, lui ouvrit les portes de la mairie de Piégut-Pluviers et celles du Conseil général de la Dordogne où il représenta le canton de Nontron depuis 1919.

Il tenta sa chance pour la première fois en s'inscrivant en quatrième position lors des élections du 16 novembre 1919, pour lesquelles le scrutin de liste avait été rétabli, sur la liste républicaine démocratique menée par J.H. de Molènes qui n'eut aucun élu ; il avait obtenu personnellement 14.037 voix sur 97.783 votants. Quatre ans plus tard, le 11 mai 1924, il était second de la liste républicaine de gauche conduite par Freyssenge, sans plus de succès, et avait obtenu 13.526 voix sur 106.595 votants. Le rétablissement, au renouvellement général de 1928, du scrutin uninominal, lui permit par contre de réussir un coup de maître : s'étant présenté dans la circonscription de Nontron, il réussit en effet à battre dès le premier tour de scrutin, le 22 avril, Georges Bonnet, député sortant et ancien ministre, par 9.586 voix contre 6.608 sur 19.366 votants. En 1932, il fut par contre battu : dès le premier tour de scrutin, le 1er mai, il était distancé par Mège qui totalisait 6.450 voix sur 18.347 votants, contre 4.793 à lui-même ; le 8 mai, au scrutin de ballottage, il rassemblait 5.419 bulletins sur son nom, mais Henri Mège l'emportait avec 8.699 voix sur 18.271 votants. Il ne put davantage prendre sa revanche aux élections de 1936 où il fut écrasé par le candidat de front populaire : largement distancé dès le premier tour, le 26 avril, avec 2.975 voix contre 3.487 au radical Laforest et 4.833 au communiste Saussot, sur 18.002 votants, il perdait quelques voix le 3 mai au scrutin de ballottage avec 2.919 suffrages contre 5.964 au radical, et, la discipline de gauche ayant joué, 8.737 voix au garagiste Saussot qui était élu, sur 18.111 votants.

« Candidat de défense commerciale, agricole, ouvrière et paysanne », il se fit élire, en 1928, sur un programme dirigé contre Georges Bonnet, contre le cartel des gauches, se réclamant mais sans trop insister de Poincaré, mettant l'accent sur le relèvement financier, la politique sociale et la prééminence de l'agriculture.

Il fut membre du groupe des républicains de gauche et n'exerça son activité que dans les commissions auxquelles il appartint : celle de l'administration générale, départementale et communale (1928) et celle d'assurance et de prévoyance sociales.

Son échec en 1932 ne l'empêcha pas de continuer à suivre la vie politique de près, puisqu'il chercha jusqu'en 1936 à reconquérir son siège et continua à administrer sa commune natale d'Abjat.



Né le 9 juillet 1889 à Abjat (Dordogne)

Décédé le 10 mai 1945 à Abjat

Député de la Dordogne de 1928 à 1932

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome V, p. 1692)

Demeuré maire d'Abjat pendant l'Occupation, Jean-Paul Filhoud-Lavergne adopte tout d'abord une attitude favorable au Maréchal Pétain et à la politique de collaboration. Cependant, à partir de 1943, il s'éloigne du gouvernement de Vichy et rend ensuite divers services à la Résistance.

Il meurt tragiquement après la Libération, le 10 mai 1945, assassiné à coups de serpe, sans doute victime d'une vengeance personnelle.