Paul, Léon Aclocque

1834 - 1893

Informations générales
  • Né le 19 janvier 1834 à Montdidier (Somme - France)
  • Décédé le 23 mars 1893 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Ariège
Groupe
Centre droit
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Ariège
Groupe
Centre droit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à l'Assemblée nationale de 1871, membre de la Chambre des députés de 1876, né à Montdidier (Somme), le 19 janvier 1834, il entra à l'Ecole de Saint-Cyr en 1853.

Promu lieutenant en 1857, après avoir passé par l'Ecole d'application d'Etat-major, il donna presque aussitôt sa démission pour se consacrer à la création d'un grand établissement métallurgique dans l'Ariège.
Il avait, dans la garde nationale de la Seine, le grade de lieutenant-colonel d'état-major, quand il fut chargé, au début de la guerre franco-allemande, d'organiser le 69e bataillon de mobiles (mobiles de l'Ariège). Il fit à leur tête, comme colonel, les campagnes de la Loire et des Vosges, et fut décoré le 9 novembre 1870, sur le champ de bataille de Coulmiers. Il passa officier de la Légion d'honneur le 10 février 1878.
Le 8 février 1871, l'Ariège le nomma, le 5e et dernier sur la liste, représentant à l'Assemblée nationale, par 27 775 voix sur 72 427 inscrits et 46 250 votants. Tout d'abord, il se fit inscrire à la réunion Feray (Centre gauche) dont il fut quelque temps le secrétaire, et qui se proposait d'organiser provisoirement la République conservatrice, « tout en réservant la constitution définitive à donner à la France ». Mais, à partir du 24 mai 1873, il siégea au Centre droit, et suivit le plus souvent la politique des conservateurs orléanistes de l'Assemblée, sauf, pourtant, le 25 février 1875, époque à laquelle Il vota la Constitution, de concert avec MM. Wallon, Léonce de Lavergne, et autres membres dissidents du Centre droit. Ils formèrent alors un nouveau groupe : le groupe Lavergne.

À l'Assemblée de Versailles, M. Aclocque défendit les théories protectionnistes (1er février 1872, débat sur les traités de commerce), et combattit (15 mai 1872) la liberté d'association. Il vota :

- le 1er mars 1871, pour les préliminaires de paix ;
- le 16 mai 1871, pour les prières publiques, dans le but de « supplier Dieu d'apaiser nos discordes civiles et de mettre un terme aux maux qui nous affligent » (proposition Cazenove de Pradines) ;
- le 23 juillet 1873, contre la dissolution de l'Assemblée (proposition Malleville) ;
- les 19-20 novembre 1873, pour le septennat du maréchal de Mac-Mahon ;
- le 16 mai 1874, en faveur du ministère de Broglie, pour la priorité donnée à la loi électorale politique sur la loi électorale municipale.
Il s'abstint dans les questions suivantes :

- le 30 août 1871 : pouvoir constituant de l'Assemblée (1er paragraphe du préambule de la constitution Rivet) ;
- le 24 juin 1873 : arrêté de M. Ducros, préfet du Rhône, interdisant les enterrements civils

Avant de voter la Constitution de 1875, M. Aclocque avait proposé que l'Assemblée nationale ne se séparât qu'en 1880. L'idée n'eut pas de succès, bien que soutenue dans la France par Emile de Girardin.
Ayant échoué aux élections sénatoriales de février 1876 dans l'Ardèche, où les conservateurs le portaient avec un bonapartiste, M. de Saint-Paul, il se représenta, le même mois, à la députation dans l'arrondissement de Foix, comme candidat « constitutionnel », et, cette fois, fut élu par 9 348 voix sur 24 135 inscrits et 18 617 votants, contre 9 182 voix à M. Dauzon, candidat républicain.

Il siégea de nouveau dans le groupe dit « constitutionnel », et fut candidat officiel du maréchal de Mac-Mahon après le 16 Mai ; mais le candidat républicain. M. Anglade, l'emporta sur lui dans la circonscription de Foix.

Il échoua encore aux élections générales de 1885, et n'obtint au scrutin de liste, que 26 538 voix sur 73 327 inscrits et 53 266 votants.

Dans l'intervalle, en 1883, M. Aclocque avait été élu par les conservateurs du quartier de la Muette (XVIe arrondissement), conseiller municipal de Paris, avec 1 079 voix contre M. Chauvin radical (1 020). Il remplaçait M. Thulié républicain démissionnaire. Il fit partie de la droite du conseil en compagnie de MM. Riant, Marius Martin, Hervé, Bartholoni, etc., et défendit ardemment, comme conseiller général de la Seine, diverses propositions en faveur du relèvement des tarifs des douanes et du système protectionniste.

Il se représenta dans le même quartier aux élections municipales du 4 mai 1884, mais il échoua au scrutin de ballottage. M. Millerand, radical-autonomiste, fut élu à sa place par 1 491 voix ; M. Aclocque en obtint 1 401.

M. Aclocque possède un certain talent de peintre amateur ; on cite de lui quelques toiles remarquées.