Louis Girod

1856 - 1922

Informations générales
  • Né le 19 janvier 1856 à Albertville (Savoie - France)
  • Décédé le 25 mai 1922 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 19 janvier 1856 à Albertville (Savoie), mort le 25 mai 1922 à Paris.

Député de Seine-et-Marne de 1902 à 1906.

Docteur en droit, Louis Girod commença sa carrière administrative comme chef de cabinet du préfet du Vaucluse en 1880. Il fit alors exécuter scrupuleusement les décrets contre les congrégations. En 1885, il fut chargé par le ministère Goblet, en sa qualité de secrétaire général de l'Eure, de la liquidation des biens de l'évêché du Mans. Après avoir été sous-préfet de Bastia (1888), il est nommé successivement chef adjoint du cabinet du ministre du Commerce et de l'Industrie (1893), chef de service au ministère des Colonies (1895), directeur du cabinet chargé du service du personnel et du secrétariat au même ministère (1895), gouverneur de 2e classe des colonies (Inde), puis gouverneur de 1re classe (1902).

Un congrès démocratique réuni à Nemours le 2 février 1902, auquel assistaient 600 délégués de toutes les communes de l'arrondissement, décide de poser la candidature de Louis Girod à l'élection législative du 27 avril suivant. Lui-même prend devant ce congrès l'engagement de suivre fidèlement la discipline républicaine.

Au premier tour, Louis Girod n'obtient que 6.155 voix contre 8.969 à M. Dupuich et 5.086 à M. Labori. Mais au deuxième tour du 9 mai 1902, après avoir obtenu 10.758 voix sur 20.554 votants alors que son principal concurrent M. Dupuich n en recueillait que 9.643, il devient député de la circonscription de Fontainebleau. Candidat démocrate radical socialiste, il avait fait l'objet au cours de la campagne électorale, des attaques les plus violentes. Mais, disait-il, dans sa profession de foi, je sais d'où elles viennent : « La main des jésuites, des congrégations et des cléricaux de tout genre se trouve dans ces manœuvres de dernière heure. »

A la Chambre, il s'inscrit au groupe de la gauche radicale. Membre des commissions des affaires extérieures, des protectorats et des colonies, et du commerce et de l'industrie, il accomplit avec sérieux et compétence sa tâche de député. En séance publique, il rapporte plusieurs dossiers d'élections et prend part à la discussion du projet de loi relatif à la marine marchande (1905).

Il était maire de Nemours.

Aux élections de 1906, il se fit battre par le bâtonnier Labori.

Gouverneur honoraire des colonies, il mourut à Paris à l'âge de 66 ans le 25 mai 1922.

Louis Girod était chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique et chevalier du Mérite agricole.