Louis Guillon

1887 - 1947

Informations générales
  • Né le 25 août 1887 à Epinal (Vosges - France)
  • Décédé le 27 novembre 1947 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Vosges
Groupe
Indépendants d'action économique, sociale et paysanne

Biographies

Né le 25 août 1887 à Epinal (Vosges).

Député des Vosges de 1932 à 1936.

Dès 1924 et 1928, Louis Guillon, représentant de commerce, se présente, mais sans succès, aux élections législatives.

Candidat, en 1924, aux élections au scrutin de liste départemental dans le département des Vosges, il figure sur la liste d'union républicaine et nationale, mais les suffrages qu'il obtient le placent immédiatement après le dernier élu, Louis Madelin. En 1928, il subit un nouvel échec dans la circonscription de Mirecourt où M. Porterat est élu. Le 8 mai 1932, enfin, sous l'étiquette de candidat républicain d'action sociale et agraire, Louis Guillon l'emporte au deuxième tour sur le député sortant de cette circonscription, avec 9.524 voix contre 9.171, sur 21.768 inscrits et 18.985 votants.

S'étant, devant les électeurs, déclaré partisan d'une agriculture prospère aux côtés de notre vieille industrie nationale et ennemi d'un « industrialisme exagéré en France qui a une vocation essentiellement agricole », Louis Guillon s'est surtout attaché, pendant son mandat unique, aux problèmes de l'agriculture et des agriculteurs : crise du blé, surveillance des grands établissements de minoterie, Etc. ; il intervient dans la discussion d'un projet de loi relatif à l'organisation et à la défense du marché du blé, critique la politique agricole, propose des solutions pour remédier à la situation et dépose un amendement au texte relatif aux baux à ferme.

Il termine la législature en prenant part, en 1936, à la discussion d'interpellation sur la politique agricole du gouvernement et à celle d'un projet de loi relatif à l'amortissement différé des prêts consentis par la Caisse de crédit agricole.

Enfin, Louis Guillon a été membre des commissions de l'Algérie, des colonies et des pays du protectorat en 1932 et 1934, des douanes et des conventions commerciales en 1933, commission d'enquête chargée de rechercher toutes les responsabilités encourues depuis l'origine des affaires Stavisky en 1934.

A nouveau candidat en 1936, Louis Guillon arrive en tête au premier tour avec 9.049 voix contre Leroy qui n'en obtient que 5.569 ; mais il est battu au second tour avec 9.451 voix sur 21.698 inscrits et 19.161 votants, son concurrent sur qui se sont intégralement reportées les voix obtenues par les autres candidats au premier tour ayant totalisé 9.518 suffrages.

Déjà maire de Thaon en 1927 et 1928, il reprend ses fonctions municipales en 1936 et devient à la même date conseiller général du canton de Chatel.



Né le 25 août 1887 à Epinal (Vosges)

Décédé le 27 novembre 1947 à Paris

Député des Vosges de 1932 à 1936

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome V, p. 1918, 1919)

En raison du décret du 12 octobre 1940, Louis Guillon est suspendu de ses fonctions de maire de Thaon-les-Vosges et de conseiller général des Vosges.

Il est nommé, en janvier 1941, au Conseil national de Vichy. Sympathisant du nouveau régime, il est nommé sous-préfet à Quimper puis, le 23 décembre 1942, préfet du Finistère. Il conservera ce poste jusqu'au 1er août 1943.

Il meurt à Paris, le 27 octobre 1947, à l'âge de 60 ans.