Francis Hammel
1950 - 1921
HAMMEL (Francis)
Né le 11 décembre 1950 à Saint-Valéry-sur-Somme (Somme)
Décédé le 6 janvier 2021 à Abbeville (Somme)
Député de la Somme de 1997 à 2002
Francis Hammel naît le 11 décembre 1950 à Saint-Valéry-sur-Somme.
Instituteur de profession, formé à l’Ecole normale de Laon et de Douai, militant associatif et syndical au sein de la Fédération syndicale unitaire (FSU), il adhère au Parti socialiste (PS) en 1975 et devient secrétaire de la section d’Abbeville l’année suivante. Candidat malheureux aux élections cantonales de mars 1979, il est battu par André Leduc, dans le canton d’Abbeville-Nord. Secrétaire de la section du PS de Corbie de 1983 à 1992, il assume par la suite et à nouveau cette charge à Abbeville jusqu’en 1997.
Devenu professeur des collèges, Francis Hammel assure ensuite le poste de directeur du centre de formation professionnelle pour adultes du lycée agricole d’Abbeville.
Il remporte son premier mandat électif lors des élections municipales de juin 1995 et fait son entrée au conseil municipal d’Abbeville dans la Somme.
A l’occasion des élections législatives anticipées de mai et juin 1997, Francis Hammel est investi par le Parti socialiste dans la 4e circonscription de la Somme (cantons d’Abbeville Nord et Sud, de Bernaville, de Crécy-en-Ponthieu, de Doullens, de Nouvion, de Rue). Au premier tour, il se classe en deuxième position avec 24,88 % des suffrages exprimés (soit 12 092 voix) derrière le député du Rassemblement pour la République (RPR) sortant, Joël Hart (33,16 %). Il devance notamment la communiste Chantal Leblanc (16,07 %), Raynald Brasseur pour le Front national (FN) qui recueille 13,09 % et Jean-Claude Padot du Mouvement pour la France (MPF), 3,24 %. Au second tour, bénéficiant du report des voix de gauche, Francis Hammel est élu député en réunissant sur sa candidature 54,18 % des suffrages (soit 27 948 voix) contre 45,82 % en faveur du candidat du RPR. Sa suppléante est Annie Roucoux, maire de Pont-Rémy.
Au Palais-Bourbon, Francis Hammel adhère au groupe socialiste et siège au sein de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales tout au long de la XIe législature. Au titre de son mandat, il est élu membre suppléant du conseil supérieur des prestations sociales agricoles (en septembre 1997 et mai 2001). Il participe également aux travaux des commissions d’enquête sur le régime étudiant de sécurité sociale (mars 1999) et sur les causes, les conséquences et la prévention des inondations (mai 2001), ainsi qu’à ceux de la commission mixte paritaire instituée à propos du projet de loi rénovant l’action sociale et médico-sociale en qualité de rapporteur (décembre 2001). Rapporteur du budget de l’action sociale depuis 1999, il assume, en outre, cette charge à l’égard de la proposition de résolution visant à créer une commission d’enquête sur la situation des personnes handicapées en France (juin 2001).
En séance publique, Francis Hammel se spécialise dans la lutte contre toutes les formes d’exclusion et dans les questions relatives au travail et à la solidarité. Entre tous, le sujet du handicap est celui qui lui tient le plus à cœur. C’est ainsi qu’il prend pour la première fois la parole au cours des débats sur le projet de loi d’orientation relatif à la lutte contre les exclusions, en particulier concernant le rôle des associations, la politique du logement et du revenu minimum d’insertion (mai 1998). Dans la même perspective, il prend part à l’examen des projets de loi de financement de la sécurité sociale et de finances pour 1999 sur le thème de la politique nationale à l’égard des handicapés, spécialement en ce qui concerne la réinsertion professionnelle et sociale (octobre et novembre 1998). Actif lors de l’examen du projet de loi relatif à la réduction négociée du temps de travail, il souligne l’importance du repos hebdomadaire et dépose un amendement – devenu sans objet – pour demander une réglementation spécifique sur la possibilité du travail le dimanche pour les entreprises de moins de six salariés (octobre 1999). Suivant les positions politiques de son groupe, le 13 octobre 1999, il vote, en dernière lecture, pour l’ensemble de la proposition de loi relative au PACS et, le 15 décembre suivant, en faveur du projet de loi relatif à la réduction négociée du temps de travail. En tant que rapporteur pour avis de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales du projet de loi de finances pour 2000, Francis Hammel a l’occasion de réitérer ses vues sociales sur les thèmes de la couverture maladie universelle, de la solidarité envers les personnes touchées par le handicap et leur insertion professionnelle, du combat contre l’exclusion mais aussi de la formation des travailleurs sociaux. Il est, par ailleurs, l’auteur d’un amendement adopté au projet de loi relatif à la solidarité et au renouvellement urbain centré sur l’accessibilité des infrastructures aux personnes handicapées (juin 2000) ainsi que d’un amendement rejeté au projet de loi de finances pour 2001 visant à instaurer un dégrèvement d’office de 20 % du montant de la cotisation de taxe d’habitation due au titre de l’habitation principale des personnes à mobilité réduite (novembre 2000). Il fournit ensuite un intense travail législatif lors de l’examen du projet de loi rénovant l’action sociale et médico-sociale, en qualité de rapporteur de sa commission, en janvier et février 2001. Francis Hammel intervient en outre, de manière plus succincte, au cours des débats entourant la proposition de loi visant à accorder une priorité dans l’attribution des logements sociaux aux familles ayant un enfant handicapé à leur charge et le projet rectifié de modernisation sociale, toujours dans l’optique de favoriser la réinsertion sociale et professionnelle des personnes touchées par le handicap (mai et juin 2001). En fin de législature, il défend continuellement ses idées en la matière en intervenant dans la discussion du budget pour 2002 (novembre 2001) et de la proposition de loi relative à la solidarité nationale et à l’indemnisation des handicaps congénitaux (décembre 2000), avant d’assumer la fonction de rapporteur du projet de loi rénovant l’action sociale et médico-sociale (décembre 2001).
Francis Hammel ne néglige cependant pas d’autres sujets. Aussi s’intéresse-t-il, certes plus brièvement, à la discussion de la proposition de loi relative aux dates d’ouverture anticipée et de clôture de la chasse aux oiseaux migrateurs (juin 1998). Il revient encore sur ce thème à l’occasion de l’étude d’une proposition de loi portant diverses mesures d’urgence relatives à la chasse (février 2000).
Francis Hammel est l’auteur, au cours de la XIe législature, de vingt-huit questions, dont onze écrites et six orales relatives à l’emploi (février 1998), aux transports ferroviaires (mai 1998), à l’assurance maladie maternité (mai 1999), aux personnels des institutions sociales et médico-sociales (octobre 1999), à l’autoroute A 24 (avril 2001) et aux établissements privés de santé (octobre 2001). A ce titre, le député Hammel s’intéresse aux politiques européennes de l’environnement (janvier 1998), à l’intégration en milieu scolaire des personnes atteintes de handicap (novembre 1998), au fonctionnement des centres d’hébergement et de réinsertion sociale (novembre 1999), à l’insertion professionnelle des personnes atteintes de handicap (janvier et novembre 2000,
octobre 2001), aux contrats d’assurance vie souscrits au bénéfice de personnes atteintes de handicap (février 2000), à la politique envers les personnes âgées (juin 2000), à la lutte contre le chômage (novembre 2000), à la prévention des inondations dans la Somme (avril 2001) et à l’aide sociale (mai 2001).
En septembre 1999, il est nommé président du Comité national consultatif des personnes handicapées, en remplacement de Roselyne Bachelot. Il exerce cette fonction jusqu’en 2002.
Sur le plan local, Francis Hammel est reconduit dans son mandat de conseiller municipal d’Abbeville en mars 2001.
Candidat à sa succession lors des élections de juin 2002 dans la 4e circonscription de la Somme sous l’étiquette du Parti socialiste, Francis Hammel arrive en deuxième position au premier tour en recueillant 22,41 % des suffrages (soit 10 725 voix). Distancé par l’ancien député de la circonscription, candidat de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), Joël Hart (34,01 %), il devance toutefois Jean Pilniak pour Chasse, pêche, nature et traditions (13,30 %), la candidate du Front national Jacqueline Bricour (9,63 %), Régis Lecuyer de l’Union pour la démocratie française (UDF) qui rallie 7,93 % des suffrages et la communiste Chantal Leblanc (5,28 %). Au second tour, le député sortant Hammel est nettement battu par Joël Hart, qui l’emporte par 41,25 % contre 58,75 % des voix.
En 2005, il quitte le Parti socialiste pour rejoindre le Mouvement républicain et citoyen (MRC) fondée en 2003.
Francis Hammel se présente une ultime fois aux élections législatives dans la 4e circonscription de la Somme en juin 2007, cette fois sous l’étiquette du MRC. Avec 3,79 % des suffrages (soit 1 709 voix) au premier tour, il se classe en sixième position et ne parvient pas à se qualifier pour le second tour. A cette occasion, c’est Gilbert Mathon, le candidat du Parti socialiste qui s’impose face à Joël Hart pour l’Union pour un mouvement populaire (UMP), avec 51,62 % des suffrages exprimés.
Malgré ces deux revers aux élections nationales, Francis Hammel poursuit son engagement politique local. Il est ainsi réélu conseiller municipal d’Abbeville lors des élections municipales de mars 2008. S’il n’est pas réélu en 2014, il soutient le candidat Les Républicains Stéphane Decayeux après avoir d’abord appuyé Nicolas Dumont, maire en exercice depuis 2008.
Il participe également, à l’occasion des élections municipales de 2020 à Abbeville, à la campagne du candidat de La République en marche, Michel Kfoury, qui s’incline finalement face à Pascal Demarthe de l’Union des démocrates et des indépendants (UDI).
Francis Hammel s’éteint des suites d’une longue maladie le 6 janvier 2021 à Abbeville, à l’âge de 70 ans. Il était marié, depuis 1991, à Mme Bernadette Emery, infirmière libérale, et était père de quatre enfants.