François Hugues

1848 - 1907

Informations générales
  • Né le 16 mars 1848 à Saint-quentin (Aisne - France)
  • Décédé le 7 mai 1907 à Dax (Landes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Aisne
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Aisne
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Aisne
Groupe
Républicains progressistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 7 mai 1907
Département
Aisne
Groupe
Progressiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 16 mars 1848 à Saint-Quentin (Aisne), mort le 7 mai 1907 à Dax (Landes).

Député de l'Aisne de 1893 à 1907.

Né d'une très ancienne famille du Vermandois, industriel, manufacturier, il fut nommé lieutenant du 4e bataillon de l'Aisne lors de la guerre franco-allemande de 1870, et se distingua à plusieurs reprises au cours de la campagne. Il prit une part très active au développement de Saint-Quentin, dont il était administrateur des hospices (1879), fondateur de la société industrielle, président de la société de tir des Cambraisiens. Maire de Saint-Quentin de 1886 à 1896, il abandonna l'industrie pour se consacrer à ses activités municipales. Il acquit bientôt une très grande popularité en créant des écoles, des crèches, des orphelinats, des asiles de vieillards et en transformant la ville par la construction de halles, d'abattoirs, d'une grande place, etc..

Présenté aux élections législatives de 1889 par les comités républicains libéraux, il échoua contre Dumonteil, boulangiste. Il fut cependant élu en 1893, au second tour, par 6.816 voix contre 6.650 à Brault, socialiste, réélu en 1898, au second tour, par 8.409 voix contre 7.394 à Henri Turot, socialiste également, rédacteur de La Petite République.

De nouveau réélu le 27 avril 1902, au premier tour, contre le même adversaire (9.066 voix contre 7.543 sur 17.027 votants) et le 20 mai 1906 par 9.366 voix contre 8.109 à Carlier.

Il était inscrit au groupe des progressistes. Très compétent en matière économique et financière, il a fait partie, de 1893 à 1898, des commissions relatives aux alcools, à la brasserie, aux abattoirs, etc..., à partir de 1899 de celle des réformes fiscales, du Barodet, de l'assurance et de la prévoyance sociales, des chemins de fer et de l'armée. Il intervint à plusieurs reprises dans la discussion générale du budget, notamment en ce qui concerne l'instruction et les travaux publics. Il prit une part active à la préparation de divers projets de loi et notamment de la loi sur l'assistance aux vieillards et aux incurables.

Il fut fait chevalier de la Légion d'honneur en 1891 et chevalier de l'ordre de Léopold de Belgique.

Il s'éteignit en pleine activité, en cours de mandat, le 7 mai 1907 à Dax (Landes), à l'âge de 59 ans.