Frédéric, Eugène, Gaston Humbert

1857 - 1937

Informations générales
  • Né le 19 juillet 1857 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 14 décembre 1937 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Député de 1885 à 1889, né à Paris le 19 juillet 1857, fils de Gustave Amédée Humbert qui fut représentant en 1871, sénateur et ministre, il étudia le droit, se fit recevoir avocat, fut, en 1882, chef du cabinet de son père nommé ministre de la Justice et des Cultes, puis devint conseiller général de Seine-et-Marne, où sa famille possède de grandes propriétés.

Inscrit, le 4 octobre 1885, sur la liste radicale de ce département, il fut élu député, le 5e et dernier, par 40 604 voix (73 741 votants, 98 824 inscrits).

M. Humbert prit place à la gauche radicale, et, sans paraître à la tribune, vota avec ce groupe politique, notamment, en dernier lieu :

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution,
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- pour les poursuites contre le général Boulanger.

Né le 19 juillet 1857 à Paris, mort le 14 décembre 1937.

Député de Seine-et-Marne de 1885 à 1889.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 375.)

Au renouvellement de 1889, Frédéric Humbert est battu dans la circonscription de Melun par le comte Greffulhe : 7.957 voix contre 7.295, sur 15.637 votants.

Il laisse ses ambitions parlementaires de côté car il a mieux à faire : il peut désormais consacrer tout son temps à mettre au service de l'imagination géniale de sa femme, née Thérèse Daurignac, sa connaissance du droit et des innombrables ressources de la procédure. L'escroquerie qui va devenir l'incroyable affaire Humbert est en fort bonne voie en 1889. Un jugement de 1886 a assis la réalité irrécusable du « testament Crawford » et des « neveux Crawford », cohéritiers avec Thérèse Humbert d'une fabuleuse fortune de 100 millions or qui n'existe pas plus que ceux-ci ; la Cour d'appel en 1890, puis la Cour de cassation en 1892, vont encore, par leurs arrêts, rendre cette situation plus réelle et plus crédible, et cela d'autant plus facilement que l'ombre irréprochable du père de Frédéric, Gustave Humbert, sénateur inamovible, ancien garde des Sceaux, premier président de la Cour des comptes, plane sur l'affaire.

Mécanisme de haute précision aux rouages subtils, l'incroyable duperie va se continuer jusqu'au moment où l'imprévisible grain de sable va tout disloquer : l'obligation par décision de justice du 6 mai 1902 de faire procéder trois jours plus tard à l'inventaire du contenu du fabuleux coffre-fort recelant l'héritage, coffre qui, bien entendu, est vide et l'a toujours été.

Le 7 mai au soir toute la tribu Humbert avait fui la France et... ses responsabilités par le Sud-express. Ce n'est qu'au bout de sept mois et demi, et parce qu'une vigoureuse interpellation de l'opposition nationaliste à la Chambre a obligé le garde des Sceaux du cabinet Combes à demander leur extradition, que les Humbert sont arrêtés le 21 décembre 1902 à Madrid et ramenés en France.

Le 8 août 1903, Thérèse, Frédéric Humbert et les trois Daurignac comparaissent en Cour d'assises. Quelque habileté et quelque connaissance du Code qu'ait pu montrer Frédéric Humbert au cours des audiences, il ne pourra dissocier son sort de celui de sa femme : reconnu coupable de faux, et d'escroquerie, il est condamné comme elle à cinq ans de réclusion.