Robert Jardel

1880 - 1940

Informations générales
  • Né le 6 septembre 1880 à Remiremont (Vosges - France)
  • Décédé le 2 mai 1940 à Neuilly-sur-seine (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 5 octobre 1930 au 31 mai 1932
Département
Seine
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Seine
Groupe
Parti socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 6 septembre 1890 à Remiremont (Vosges), mort le 2 mai 1940 à Neuilly-sur-Seine (Seine).

Député de la Seine de 1930 à 1936.

Employé de commerce, Robert Jardel se présenta à l'élection partielle du 5 octobre 1930, dans la 1re circonscription du XXe arrondissement de Paris, à la suite du décès, le 2 septembre, d'Alexandre Luquet. Candidat socialiste, il fut élu au second tour de scrutin par 5.404 suffrages contre 4.926 à Thorez sur 12.990 votants.

Membre de la commission du commerce et de l'industrie, il manifesta son intérêt pour les questions commerciales, plus particulièrement le problème des loyers. Auteur d'une proposition de loi ayant pour objet de modifier l'article 11 de la loi du 29 juin 1929 déterminant les rapports entre les bailleurs et les locataires, il prit également part en 1931 et 1932 aux discussions de la proposition de loi, modifiée par le Sénat, relative aux baux à loyer d'immeubles à usage commercial ou industriel. Il intervint en outre dans la discussion d'interpellations relatives au chômage.

Il fut réélu le 8 mai 1932 dans la même circonscription, au second tour de scrutin, par 6.623 suffrages contre Fleury qui en obtint 5.297 sur 15.937 votants, sur « le programme d'action immédiate » du parti socialiste S.F.I.O.: «lutte contre la guerre, l'insécurité du travail, contre l'anarchie de la production, contre la spéculation capitaliste, l'ignorance, l'iniquité politique».

A la Chambre, membre de la commission de l'Alsace et de la Lorraine, du commerce et de l'industrie, de la législation civile et criminelle, il déposa chaque année, de 1932 à 1936, une proposition de loi tendant à modifier l'article 11 de la loi du 29 juin 1929 déterminant les rapports entre les bailleurs et les locataires. Il participa également aux discussions relatives au maintien dans les lieux des locataires menacés d'expulsion (1932), à la possibilité pour les commerçants, artisans et industriels, d'introduire une action en révision du prix des loyers (1933) et il présenta un contre-projet tendant à la suppression définitive des paliers d'augmentation.

En 1935, il interpella le gouvernement sur la situation des petits artisans privés de tout secours, des petits commerçants ruinés par la crise et qui, ne trouvant aucun travail, ne peuvent bénéficier du secours du chômage, des veuves de chômeurs que le décès du chef de famille a plongées dans un complet dénuement.

Il mourut le 2 mai 1940 à Neuilly-sur-Seine, à l'âge de 49 ans.

Il était chevalier de la Légion d'honneur et titulaire de la Médaille militaire.