Jacques, Louis, Jean, Robert du Luart

1881 - 1950

Informations générales
  • Né le 1er septembre 1881 à Les cent-acres (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 12 avril 1950 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Fédération républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Fédération républicaine de France

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 1er septembre 1881 aux Cent-Aires (Seine-inférieure).

Député de la Seine-inférieure de 1932 à 1942.

Issu d'une vieille famille du Maine, Jacques du Luart, quatrième des cinq fils du comte Robert du Luart, naquit au château de Montigny.

Son mariage, en 1913, provoqua la rupture avec sa famille qui, pour le désintéresser de la succession, lui donna le château de Chamecourt en Haute Normandie. Propriétaire agriculteur, il s'intéressa à la vie locale et devint d'abord maire de Cropus puis, en 1927, membre du conseil d'arrondissement du canton de Bellencombre en remplacement de Louail, maire de Bosc-le-Flard, décédé. Il remplit cette fonction jusqu'à son élection, le 7 juin 1931, au Conseil général de Seine-inférieure dont il resta membre jusqu'en 1939.

Franchissant tout naturellement les étapes de la représentation locale à la représentation nationale, il posa sa candidature, lors des élections de 1932, dans la 2e circonscription de Dieppe. La bataille fut dure. Candidat de l'union républicaine démocratique, il réussit à battre au second tour, par 5.979 voix contre 3.635, sur 9.682 électeurs, le radical-socialiste Galimand, libéral, membre de la fédération républicaine de France.

Bien que membre des commissions de la marine marchande et de la commission des pensions civiles et militaires, ses préoccupations sont essentiellement agricoles. Hormis son rapport de 1934 sur la réglementation de la chasse en mer et son avis sur l'organisation de la nation pour temps de guerre, il participera surtout à la discussion des diverses interpellations du gouvernement sur la politique agricole, qu'il s'agisse de la défense et de l'organisation du marché du blé, de la situation des producteurs de lin ou de l'amélioration des conditions de vie rurale.

Toutefois, ses idées libérales en faisaient un farouche adversaire de l'intervention de l'Etat dans l'économie, un partisan de la réforme administrative et un défenseur du franc, gage du retour à la confiance.

Il sera réélu le 26 avril 1936 sur ce programme, battant très aisément le radical-socialise Paumelle avec 6.145 voix sur 10.465 votants, Paumelle n'en ayant obtenu que 3.543.

Ses principales interventions au cours de cette législature prolongée seront également consacrées à la politique rurale du gouvernement : son dernier acte politique fut son intervention, en mars 1940, sur la circulaire relative aux agriculteurs mobilisés.

Il ne prit pas part au vote de délégation de pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940. Ce fut la fin de sa carrière politique.




Né le 1er septembre 1881 aux Cent-Acres (Seine-Inférieure)
Décédé le 12 avril 1950 à Paris

Député de la Seine-Inférieure de 1932 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VI, p. 2312)

Jacques de Luart, retiré de la vie politique, meurt à Paris, dans le XVIe arrondissement, le 12 avril 1950, à l'âge de 68 ans.