Adrien Meslier

1868 - 1915

Mort pour la France

Informations générales
  • Né le 13 mai 1868 à Lormes (Nièvre - France)
  • Décédé le 19 octobre 1915 à Saint-ouen (Seine-St-Denis - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Seine
Groupe
Socialistes parlementaires
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Seine
Groupe
Socialistes unifiés
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Seine
Groupe
Parti socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 13 mars 1868 à Lormes (Nièvre), mort le 19 octobre 1915 à Saint-Ouen (Seine).

Député de la Seine de 1902 à 1914.

Sa famille s'étant installée dans la région parisienne, Adrien Meslier, après avoir fait ses études supérieures à la Faculté de médecine de Paris, obtint son doctorat en médecine avec une thèse sur les méningites. Il s'établit médecin à Clichy où sa notoriété s'étendit rapidement.

Il milita bientôt dans les mouvements socialistes, principalement au parti socialiste français qui le présenta aux élections générales des 27 avril et 11 mai 1902 dans la 3e circonscription de l'arrondissement de Saint-Denis, où Renou, député 'sortant, ne se représentait pas. Au premier tour, il n'eut que 3.462 suffrages contre 4.346 à Lionne, mais au second il sut rallier les voix qui s'étaient dispersées sur quatre candidats obscurs et fut élu avec 7.258 voix contre 5.678 à Lionne sur 12.952 suffrages exprimés. En revanche, Renou qui s'était présenté dans la 4e circonscription de Saint-Denis était battu.

A la Chambre, il fut membre de la commission de l'hygiène publique et de la commission spéciale sur l'emploi des composés du plomb ; il intervint en séance publique essentiellement sur des questions ayant un rapport direct avec la santé publique et les problèmes médicaux : abattage des animaux tuberculeux, morbidité tuberculeuse, amendement au projet de loi sur le service de deux ans tendant à adjoindre un médecin civil au conseil de révision.

Au cours de cette période, il fut élu conseiller municipal de Clichy et accepta la transformation de son parti en section française de l'internationale ouvrière (S.F.I.O.)

Aux élections générales du 6 mai 1906, il fut élu au premier tour par 7.965 voix sur 15.804 suffrages exprimés.

Au cours de cette législature, il déposa une proposition de résolution concernant la création d'un office féminin du travail (1906) et, de concert avec Jaurès et Rouanet, déposa et développa une interpellation contre le premier cabinet Clemenceau et notamment son ministre des Finances, Joseph Caillaux, sur les manœuvres de bourse et émissions de valeurs étrangères dirigées contre les intérêts de la République (1907).

Aux élections générales de 1910, Meslier n'obtint, au premier tour, que 7.013 voix contre 5.623 à Bokanowski sur 17.819 suffrages exprimés. Il l'emporta au second par 7.978 voix contre 6.870 à Bokanowski.

Au cours de la 10e législature, il intervint essentiellement dans la discussion de deux interpellations notamment à propos de l'amnistie (1913).

Aux élections générales de 1914, son collègue S.F.I.O. Walter ayant laissé la 2e circonscription de Saint-Denis à Pierre Laval, Adrien Meslier lui céda sa propre circonscription et ne se représenta pas.

Blessé grièvement le 28 septembre 1914 il mourut à Saint-Ouen le 19 octobre 1915, à l'âge de 47 ans.