Pierre Mortier

1882 - 1946

Informations générales
  • Né le 9 janvier 1882 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 29 août 1946 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

Biographies

Né le 9 janvier 1882 à Paris (9e).

Député de Seine-et-Marne de 1932 à 1936.

Revenu de la guerre de 1914-1918 avec le grade de capitaine d'artillerie, Pierre Mortier, journaliste, romancier, auteur dramatique, membre de nombreuses associations de presse, épousa, en 1922, Mlle Hélène Dutrieu, pionnière belge de l'aviation qui, avant d'apprendre à piloter les premiers avions, avait manifesté sa passion pour les sports en participant à de nombreuses courses cyclistes et remportant même, à l'âge de 20 ans, le championnat du monde féminin.

Maire de Coulommiers depuis 1925, conseiller général, Pierre Mortier se présenta aux élections législatives de 1932 comme candidat du parti radical et radical-socialiste, dans la circonscription de Coulommiers. Au premier tour, le 1er mai, il n'obtint que 3.581 voix, contre 3.998 à Desaint, sur 11.675 votants. Mais, au second tour, le 8 mai suivant, il l'emporta avec 6.054 voix, contre 4.967 à son rival du premier tour, sur 11.430 votants.

Inscrit au groupe radical-socialiste de la Chambre des députés, il appartint à la commission de l'armée, à la commission des affaires étrangères, à la commission de la marine militaire, à la commission de l'Algérie, des colonies et des pays de protectorat. Si ses interventions à la tribune furent peu nombreuses, elles avaient trait à des sujets très variés, tels le statut des grands mutilés de guerre, le marché du blé, la gestion artistique de l'Opéra-Comique, le chômage, la réforme électorale, la protection de la forêt française et de l'industrie du papier.

Pierre Mortier se présenta de nouveau aux élections générales de 1936, dans la même circonscription, mais il fut battu au second tour, le 3 mai, n'obtenant que 35 suffrages sur 11.769 votants.

Le bref contact de Pierre Mortier avec la politique ne fut qu'un épisode d'une vie consacrée surtout à la littérature. Son œuvre littéraire et dramatique est en effet abondante. Avant la première guerre mondiale, il dirigea le Gil Blas, dont il fit un organe mondain pourvu d'une brillante rédaction. Employant de temps à autre le pseudonyme « Pierre de Montanglaust », Pierre Mortier fit paraître des nouvelles et des chroniques dans Le Journal, Comœdia, Le Figaro, Femina, Je sais tout, Le Théâtre.

Il entra en 1922 à la Société des gens de lettres dont il fut le président jusqu'en mars 1936 et présida également l'Association de la presse théâtrale française. Amateur d'autographes, il en réunit une précieuse collection, notamment une correspondance de Mme de Staël avec le baron de Gérando, un important ensemble de lettres de Benjamin Constant, des lettres d'Eugénie de Guérin, d'Anatole France et de Gérard de Nerval.




Né le 9 janvier 1882 à Paris
Décédé le 29 août 1946 à Paris

Député de la Seine-et-Marne de 1932 à 1936

(Voir première partie de la biographie dans le Dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome VII, p. 2527)

Pendant l'occupation, Pierre Mortier n'assiste plus aux réunions du Conseil municipal de Coulommiers. Révoqué de ses fonctions de maire par le gouvernement de Vichy, visé par les lois antisémites, il part aux Etats-Unis où il remplit une importante mission pour la France libre. Promu lieutenant-colonel, Croix de Guerre 1939-1945, sa conduite lui vaut d'autre part de recevoir la médaille de la Résistance et d'être fait grand-croix de la Légion d'honneur.

Pierre Mortier meurt à Paris le 29 août 1946 et, trois ans plus tard, une stèle à sa mémoire est élevée à Coulommiers.

Sa précieuse collecte d'autographes devait être dispersée à l'hôtel Drouot en 1952.