Adrien Oudin

1873 - 1934

Informations générales
  • Né le 20 janvier 1873 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 24 janvier 1934 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 20 décembre 1931 au 31 mai 1932
Département
Seine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 24 janvier 1934
Département
Seine
Groupe
Députés du centre républicain

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 20 janvier 1873 à Paris (9e), mort le 24 janvier 1934 à Paris (7e).

Député de la Seine de 1931 à 1934.

Ses études secondaires terminées, Adrien Oudin accomplit de brillantes études de droit que vint couronner le diplôme de docteur. Avocat à la cour d'appel de Paris, il accéda très jeune à la vie publique puisque, âgé de 31 ans à peine, il fut élu au conseil municipal de Paris, au sein duquel il siégea sans interruption pendant trente ans, avant de le présider avec éclat.

Conscient des intérêts permanents de Paris, il voulut et sut travailler à son embellissement. Représentant le quartier de la Chaussée d’Antin, il ne cessa de souligner son caractère grandiose. Président du conseil municipal, Oudin affirma à ce poste de rares qualités. Précis, éloquent, il représenta avec autorité Paris à la tête d'importantes délégations à l'étranger.

Précédé de la réputation flatteuse que lui valaient les longs services qu'il avait rendus à la Ville, Adrien Oudin voulut prolonger au Parlement son action municipale. Le 13 décembre 1931, il fut élu député de la 1re circonscription du IXe arrondissement, à une élection partielle destinée à pourvoir au remplacement du docteur Escudier, décédé le 26 octobre de la même année. Il emporta le siège au second tour de scrutin par 2.640 voix contre 1.381 à Barthélemy, sur 5.465 votants.

Il se porta à nouveau candidat dans la même circonscription aux élections générales du 1er mai 1932. Son succès sera encore plus éclatant puisque c'est au premier tour de scrutin, par 4.508 voix contre 1.284 au même adversaire, qu'il remporta son siège.

Inscrit au groupe des républicains d'union nationale, il soutint de son vote les ministère Laval et Tardieu, vota l'amnistie, la retraite du combattant, la péréquation des retraites, la réduction du nombre des députés, le vote obligatoire et le vote des femmes.

Inscrit au même groupe lors de sa deuxième législature, il polarisa son activité au sein de deux commissions. Membre de la commission de législation civile et criminelle, il défendit avec bonheur plusieurs rapports sur des propositions de loi modifiant le code civil. C'est ainsi qu'il rapporta des textes tendant à modifier les articles 184 et 157 et tendant à abroger la disposition finale du 1er alinéa de l'article 155. Membre de la commission du commerce, il demanda à interpeller sur les modifications nécessaires que le gouvernement entendait apporter à l'application de lois sur les assurances sociales ; sur l'inapplication de la loi du 10 août 1932 concernant la protection de la main-d'œuvre nationale ; sur la délivrance de cartes de travail pour étrangers dans les corporations où le chômage est particulièrement intensif ; enfin sur la politique économique et sociale du gouvernement.

Il s'opposa avec vigueur au vote sans débat ayant pour objet de protéger la fabrication de la dentelle à la main et au vote sans débat de la proposition de loi ayant pour objet la fixation par région et par catégorie professionnelle du salaire minimum.

Il mourut à Paris le 26 janvier 1934, à l'âge de 61 ans.