Albert Perrin

1888 - 1939

Informations générales
  • Né le 8 octobre 1888 à Curtin (Isère - France)
  • Décédé le 15 mai 1939 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Isère
Groupe
Indépendants de gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Isère
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 15 mai 1939
Département
Isère
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 8 octobre 1888 à Curtin (Isère), mort le 15 mai 1939 à Paris.

Député de l'Isère de 1928 à 1939.

Fils unique de très modestes cultivateurs du village de Curtin, dans l'Isère, Albert Perrin se plaisait à rappeler qu'il « s'était instruit et élevé par ses propres moyens ».

Diplômé de l'Ecole des sciences politiques, avocat à la Cour d'appel de Paris, il est réformé à l'appel de sa classe mais s'engage et sert comme infirmier. C'est au lendemain de la guerre qu'il commence sa carrière politique.

D'abord maire, puis conseiller général en 1919, il se préoccupe dès cette époque des intérêts de ses concitoyens et défend ces professions typiquement dauphinoises que sont les producteurs de tabac ou les carriers de Montalieu-Vercieu.

Au Conseil général de l'Isère, il prend une part active à l'étude des problèmes que posent les transports publics et les routes et rapporte le projet de construction du pont de Briord, qui franchit le défilé du Rhône et permet de rejoindre l'Ain.

Il brigue alors, en avril 1928, et obtient pour la première fois, le mandat de député qu'il conservera jusqu'à sa mort.

Lors des élections générales des 22 et 29 avril 1928, il est donc élu sous l'étiquette « républicain-socialiste » dans la 2e circonscription de La Tour-du-Pin par 7.501 voix contre 4.891 à Bovier-Lapierre, qui l'avait distancé au premier tour.

Il est membre de la commission de l'agriculture et de la commission de la législation civile et criminelle et est inscrit au groupe radical et radical-socialiste.

Réélu en 1932 dès le premier tour de scrutin, par 8.113 voix contre 1.668 à son concurrent le plus proche, M. Laufrey, il poursuit pendant cette 2e législature au Palais Bourbon la tâche qu'il avait entreprise. Il fait alors partie de la commission de l'aéronautique et de celle des travaux publics et des moyens de communication. Il s'attache tout particulièrement aux questions agricoles et intervient à plusieurs reprises lors de la discussion de textes sur l'organisation et la défense du marché du blé. De nouveau réélu en avril 1936 au second tour de scrutin, par 5.973 voix contre 2.523 à M. Boussey, il continue à siéger malgré les premières atteintes du mal qui devait l'emporter et à défendre les idées qui lui étaient chères, notamment en matière agricole. Peu avant sa mort, il demandait encore à interpeller le gouvernement sur sa politique agricole. Il devait être emporté prématurément à l'âge de 50 ans, en laissant un tout jeune enfant.