Georges, Auguste, Désiré Petit

1872 - 1904

Informations générales
  • Né le 24 février 1872 à Nicey (Côte-d'Or - France)
  • Décédé le 4 août 1904 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 4 août 1904
Département
Côte-d'Or
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 21 février 1872 à Nicey (Côte-d’Or), mort le 4 août 1904 à Paris (14e).

Député de la Côte-d’Or de 1902 à 1904.

Fils et petit-fils d'instituteurs, Georges Petit fait ses études secondaires au collège de Châtillon (ou de Langres), puis s'inscrit à l'Ecole, aujourd'hui Faculté, de pharmacie de Paris. Il y accède à l'internat en pharmacie des hôpitaux de Paris (1893) et exerce les fonctions de préparateur de chimie à la Faculté de médecine dans le service du professeur Armand Gautier. En 1897, il est reçu pharmacien de première classe.
Cette même année est aussi celle de son mariage, à Voulaines (Côte D’Or), le 1er mars, et de l'abandon de la carrière dans laquelle il s'était engagé. En effet, son beau-père, Nicolas-Auguste Carlat, propriétaire d'une fabrique de galoches en bois à Voulaines. étant décédé le 9 juillet, il reprend l'affaire, qu'il développe et rend prospère. Installé à Voulaines, il ne tarde pas à y entrer au conseil municipal (23 octobre 1898) et est aussitôt élu maire (1er novembre).

Réélu en 1900, puis en 1904, il conserve ces fonctions jusqu'à son décès. Le 4 juin 1899, une élection complémentaire lui fournit l'occasion d'accéder au Conseil général. Ce mandat lui est renouvelé le 21 juillet 1901, sans qu'il ait de concurrent. A l'assemblée départementale, il s'occupe principalement des questions d'assistance et d'instruction publique ; il y fait voter un vœu en faveur de l'abrogation de la loi Falloux.

Lors des élections législatives de 1902, il se présente dans l'arrondissement de Châtillon-sur-Seine pour prendre la succession d'Arthur Leroy, député sortant, qui ne se représente pas. Arrivé en tête - mais de peu - au premier tour, il l'emporte au second par 5.820 voix contre 4.549 à Daguin, candidat libéral, sur 12.472 inscrits. Il s'inscrit au groupe de la gauche radicale, ainsi qu'à ceux de l'enseignement et de la défense des intérêts de la petite et moyenne propriété. Il se montre favorable au maintien du privilège des bouilleurs de cru et des zones relatives au tarif des tabacs. Mais la maladie ne lui laissera pas le temps de marquer dans les annales parlementaires

Atteint d'un mal inexorable qui emporta d'abord sa femme en 1899, il s'éteignit, lui-même, à 32 ans, malgré les soins reçus à Arcachon et à Cannes. Décédé à son domicile parisien de l'avenue du Parc-Montsouris. il fut inhumé dans son village natal.
Il avait été l'un des fondateurs du Réveil du Châtillonnais, publication bihebdomadaire dont il assura la direction politique jusqu'à sa mort.