Frédéric Pic

1879 - 1961

Informations générales
  • Né le 9 juin 1879 à Donzy (Nièvre - France)
  • Décédé le 19 juin 1961 à Vanves (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Seine
Groupe
Gauche radicale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Seine
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 9 juin 1879 à Donzy (Nièvre).

Député de la Seine de 1928 à 1936.

Fils d'instituteur, il entra à la préfecture de la Nièvre à la fin de ses études secondaires mais, en même temps, fit son droit et obtint son doctorat. Reçu au ministère de l'Intérieur, il devint secrétaire de la Direction de l'Assistance et de l'hygiène publiques. Il fit la guerre de 1914 qu'il termina comme officier d'administration.

Il sera maire de Vanves de 1919 à 1940.

Président de l'Union amicale des maires de la Seine, sous-directeur aux Régions libérées et officier de la Légion d'honneur, il se présente aux élections générales de 1928 dans la 9e circonscription de Sceaux, canton de Vanves. En tête au premier tour, mais de fort peu (7.604 voix contre 7.415 à son suivant immédiat), il fut élu au second avec 12.992 voix sur 23.752 votants contre 10.006 à Piginnier. Il avait placé sa candidature sous le signe de la politique de Poincaré : gouvernement d'union nationale, relèvement du franc, mais aussi « grandes réformes démocratiques, économiques et sociales ». Il était partisan notamment du vote des femmes et du vote obligatoire, réclamait une décentralisation dans le cadre de la région et aurait voulu que les grandes collectivités professionnelles fussent associées à la préparation des lois.

Il devint membre de la commission de l'administration générale, départementale et communale ; de celle de l'hygiène et de celle de l'Alsace-Lorraine. Il déposa quatre propositions de loi dont l'une tendait à interdire aux parlementaires d'accepter la défense d'intérêts particuliers contre l'Etat. Il présenta un certain nombre de rapports, notamment sur l'organisation municipale, la suppression des fumées industrielles. Il proposa trois ordres du jour motivés à propos du respect de la liberté individuelle, de la grève des postiers et enfin la politique générale du gouvernement. Aux élections générales de 1932, il se présenta dans la même circonscription. Largement en tête cette fois dès le premier tour (11.288 voix contre 8.217 pour Piginnier), il fut élu au second avec 13.085 voix sur 26.505 votants. Il s'était présenté comme radical indépendant, reprenant sensiblement son programme de 1927. Membre de la commission de l'administration générale, départementale et communale, de celle des comptes définitifs et des économies et de celle de l'hygiène, il se consacra plus particulièrement à ses tâches municipales. En 1933, il fut nommé membre du Comité supérieur de l'aménagement de la région parisienne.

En 1936, de nouveau candidat aux élections législatives, Pic fut distancé au premier tour par Piginnier, communiste qui obtint 12.495 voix contre 10.613 seulement pour Pic, et fut battu au second, n'obtenant que 12.089 voix contre 18.531 pour Piginnier, sur 31.431 votants.

On s'accorde à considérer que son activité comme maire de Vanves fut considérable.