Camille Planche

1892 - 1961

Informations générales
  • Né le 5 mai 1892 à Bost (Allier - France)
  • Décédé le 1er mai 1961 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Allier
Groupe
Parti républicain socialiste et socialiste français
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Allier
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Allier
Groupe
Socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 5 mai 1892 à Bost (Allier).

Député de l'Allier de 1928 à 1942.

Né d'une famille modeste, Camille Planche se distingua dès ses premières années d'école et ses maîtres l'incitèrent à entreprendre des études secondaires qui seront couronnées de succès. Il entre ensuite à la Faculté de droit et obtient sans difficulté sa licence. Au cours de ses études, il commence à s'intéresser à la politique et milite au sein de divers groupements de gauche.

Ses études terminées, il se dirige vers la profession d'avocat et choisit de s'installer à Moulins.

En 1925, il est candidat aux élections municipales de sa ville sur la liste du député-maire sortant socialiste. Ses concitoyens le mettent en seconde position, au nombre de voix. Quelques jours plus tard, ses nouveaux collègues du conseil municipal le désignent comme adjoint.

Il déploie une grande activité au service de ses concitoyens, qui le reconduiront dans son mandat municipal, sans interruption, jusqu'en 1940.

Ses ambitions ne se limitent pas au cadre local et, en 1928, il est désigné comme candidat aux élections législatives, dans la 2e circonscription de Moulins, par le parti républicain socialiste et socialiste français.

Il est élu au second tour de scrutin avec 8.590 voix contre 6.002 à M. Gaume, candidat communiste, son principal adversaire.

Au cours de cette première législature, il déploie une activité considérable. Il dépose plusieurs dizaines de propositions de loi concernant les domaines les plus divers : pensions civiles et militaires, droit de chasse aux fermiers, métayers et domestiques agricoles, baux commerciaux, condition du soldat et vote obligatoire dans les élections politiques. Il est l'auteur de rapports nombreux déposés au nom des commissions de la législation civile et criminelle, des pensions civiles et militaires, des mines et de la force motrice. Il dépose plusieurs demandes d'interpellations et intervient dans de nombreuses discussions.

Il comprend mal que cette activité débordante ne soit pas celle de tous ses collègues et il le manifeste en déposant une proposition de loi tendant à proportionner l'indemnité parlementaire à la présence effective au Parlement en même temps qu'un autre texte tendant à réduire de moitié le nombre des députés et des sénateurs.

En 1931, il adhère au parti socialiste S.F.I.O., dont il sera le candidat aux élections législatives de mai 1932. Il est élu au premier tour de scrutin avec 8.755 voix contre 3.103 à son adversaire le plus favorisé.

A la Chambre, il continue à accomplir une besogne importante, intervenant, dans la plupart des grands débats. En 1936, Camille Planche est réélu au second tour de scrutin, après avoir bénéficié du désistement communiste, avec 10.081 voix contre 3.299 voix à son principal adversaire. Il continue à déposer de nombreux textes et multiplie les interventions en séance publique. En outre, devenu membre de la commission des affaires étrangères, il est délégué de la France à la Société des Nations, en 1936 et 1937. Enfin, il consacre une partie de son activité à des associations telles que la Ligue des anciens combattants pacifistes, dont il est président, ou encore la Ligue des droits de l'homme, dont il est membre du comité central.

Le 10 juillet 1940, il vote la délégation de pouvoirs au maréchal Pétain. Il abandonne alors toute activité politique.