Léon, Pierre, Laubanie Roche

1895 - 1944

Informations générales
  • Né le 29 juin 1895 à Oradour-sur-vayres (Haute-Vienne - France)
  • Décédé le 26 juin 1944 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Haute-Vienne
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Haute-Vienne
Groupe
Socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 29 juin 1895 à Oradour-sur-Vayres (Haute-Vienne) .

Député de la Haute-Vienne de 1932 à 1942.

Propriétaire-agriculteur né à Oradour-sur-Vayres, le 29 juin 1895, Léon Roche, avant de se présenter à la députation comme candidat S.F.I.O., connut très tôt les responsabilités locales puisque outre la gestion de la commune d'Oradour dont il était le maire depuis 1921, il devint conseiller général de ce même canton en mai 1922.

Agé de 37 ans, il défendit les couleurs du parti socialiste aux élections législatives de mai 1932 dans la circonscription de Rochechouart contre le député sortant Descubes, médecin et également conseiller général. Au second tour il fut élu avec 6.550 voix sur les 12.838 votants, battant de près de 1.000 voix Descubes, membre du parti républicain socialiste, qui ne recueillit que 5.656 voix, bien qu'il menât au premier tour. Il avait bénéficié du report des voix communistes.

Son activité pendant cette législature fut importante : membre de la commission de l'aéronautique et de la commission des comptes définitifs, il intervint à de nombreuses reprises lors des discussions budgétaires. La nature de ces interventions traduisent d'ailleurs de façon explicite sa double qualité de socialiste pacifiste et d'agriculteur.

C'est ainsi qu'il intervint en 1933 sur l'allocation aux soutiens de famille, en 1934 sur l'admission aux bénéfices des lois d'assistance, ainsi que sur le projet de loi tendant à instaurer une participation de l'Etat à l'exercice des grands travaux contre le chômage. Enfin, lors de la discussion budgétaire de l'exercice de 1936, il intervint sur les modalités d'application de la loi de 1905 sur les secours aux vieillards et aux infirmes. Outre sa prise de position dans la discussion du projet sur la répartition entre les communes des sommes provenant du budget des cultes en 1933, à plusieurs reprises il souligna lors de la discussion du budget de l'Intérieur (notamment en 1935), le manque de crédits pour les routes et les chemins vicinaux. Si, en tant que pacifiste, il demanda la suppression des périodes de réserve, les soucis du monde agricole ne pouvaient le laisser indifférent : ses interventions sont nombreuses : défense sanitaire des végétaux par la lutte contre le doryphore, exemption des œufs et des volailles des taxes sur le chiffre d'affaires, projet de loi portant organisation et assainissement du marché de la viande.

Aux élections du 26 avril 1936, qui devaient amener le Front populaire, il fut réélu, triomphant de Las Vergnas, son adversaire communiste qui menait au premier tour, il l'emporta très nettement avec 8.644 suffrages sur 12.375 votants, Tessier, son adversaire le plus proche n'en ayant obtenu que 3.397.

A nouveau, membre de la commission de l'aéronautique, il fait également partie de la commission de l'administration générale.

Sa dernière intervention eut lieu en 1939, à l'occasion d'un débat relatif à une proposition de loi sur l'industrie et le commerce de détail de la chaussure, pour en demander la réorganisation. La guerre devait interrompre sa carrière politique.

Léon Roche fut parmi les 80 parlementaires qui refusèrent le 10 juillet 1940 à Vichy les pouvoirs constituants au maréchal Pétain.