Théophile, Victor, Marie Romastin

1883 - 1957

Informations générales
  • Né le 25 mars 1883 à Beaumont-pied-de-boeuf (Sarthe - France)
  • Décédé le 22 juin 1957 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Sarthe
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Sarthe
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 25 mars 1883 à Beaumont pied de bœuf (Sarthe).

Député de la Sarthe de 1932 à 1942.

Instituteur, conseiller d'arrondissement et maire de sa commune natale de Beau mont pied de bœuf, Romastin se présenta en 1932 aux élections législatives dans la circonscription de Saint-Calais. Il fut élu le 8 mai au second tour de scrutin par 7.255 voix contre 6.178 à Antoine de Grammont-Lesparre sur 13.936 votants.

En 1936 il sera réélu, toujours au second tour, obtenant 6.909 voix sur 13.565 votants, son adversaire Perrin en recueillant 6.134.

Ancien combattant de la Grande Guerre au cours de laquelle il fut blessé, Romastin était convaincu qu'une paix durable pouvait et devait être établie. Dénonçant la course aux armements, il était partisan de la création d'une milice internationale dans le cadre de la Société des Nations.

Dans le domaine économique et social il demanda la création d'un Conseil national de l'économie et fonda son programme sur l'amélioration de la sécurité des travailleurs par une révision de la loi sur les assurances sociales et par la recherche d'une plus grande justice dans le domaine fiscal. Considérant que l'agriculture était la base de la prospérité nationale, il dénonça la désertion des campagnes. Pour y remédier, il proposa la stabilisation des cours à la production et l'extension des activités du crédit agricole afin d'améliorer les revenus des agriculteurs et de leur faciliter l'accès à la petite propriété.

Favorable à la laïcisation intégrale de l'enseignement et au renforcement des syndicats et des œuvres mutualistes, M. Romastin fut encore un défenseur des petits commerçants ou artisans. Homme du peuple et homme de gauche, il résumait son programme en définissant le Front populaire comme l'alliance du Tiers Etat et de la démocratie.

De 1932 à 1936, Romastin siégea à la commission du travail. Il fut l'auteur de nombreuses propositions de loi dans le domaine agricole portant notamment sur l'écoulement des blés à un prix minimum, le droit des fermiers d'obtenir une réduction du prix des baux à ferme, les prêts consentis aux agriculteurs par les caisses de crédit agricole et l'arrêt des poursuites judiciaires intentées par l'Etat ou les particuliers aux cultivateurs ayant des titres de créances sur l'Etat.

Après sa réélection en 1936, M. Romastin appartint à la commission de l'enseignement et des beaux-arts et à celle de l'Algérie, des colonies et des pays de protectorat. Membre du groupe républicain radical et radical-socialiste, il déposa des propositions de loi concernant la modification et l'extension du champ d'application de la loi du 11 mars 1932 sur les allocations familiales, l'assistance obligatoire aux vieillards infirmes et incurables privés de ressources et la réparation de l'injustice commise envers les membres du corps enseignant mis à la retraite en juillet 1934.

Il demanda également à interpeller le gouvernement sur l'application au monde rural de la loi sur les assurances sociales et sur la nécessité d'apporter des secours aux agriculteurs victimes de calamités naturelles. Enfin il fut l'auteur d'une question préalable à la discussion d'une proposition de loi tendant à instituer la représentation proportionnelle pour l'élection des députés.

Au cours de ses deux mandats, Romastin déploya une activité importante participant à de nombreux débats dans des domaines variés. Il le fit toujours fidèle à ses convictions et en conformité du programme sur la base duquel il avait été élu.

Il était chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la Croix de guerre.