Pierre-Henri Ponard

1861 - 1928

Informations générales
  • Né le 8 août 1861 à Saint-claude (Jura - France)
  • Décédé le 10 mars 1928 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 12 mars 1928
Département
Jura
Groupe
Parti socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 8 août 1861 à Saint-Claude (Jura), mort le 12 mars 1928 à Paris (10e).

Député du Jura de 1924 à 1928.

Né d'une famille paysanne de Noir-recourbe, Henri Ponard exerce tout d'abord pendant quelques années le métier d'ouvrier tourneur. Au retour du régiment, il devient administrateur d'une petite société de Saint-Claude, « La Fraternelle» et, très rapidement, il se passionne pour l'idée coopérative. Influencé d'une part par les doctrines de Proudhon et de Fourier et, d'autre part, par l'exemple des fruitières du Jura où les petits propriétaires s'unissent pour la fabrication du fromage, Ponard contribue à dissiper les préventions et les méfiances qui existent contre les coopératives.

Transposant ses idées sur le plan pratique, il modifie les statuts de la société « La Fraternelle », supprimant la répartition des bénéfices entre les membres et instituant leur versement à une caisse sociale inaliénable en vue de l'organisation de la production. Il rêve de généraliser ce mode de coopération et de créer une fédération des communes économiques et sociales qui se superposerait aux communes administratives. Il fonde, par ailleurs, le syndicat des pipiers « Le Travail».

Parallèlement à son action en faveur de la coopération, il mène une action politique et fonde en 1892 un groupe socialiste à Saint-Claude, dont il devient en 1908 conseiller municipal puis adjoint. Peu après, il est nommé membre du conseil national de la fédération des coopératives et membre du conseil supérieur de la coopération au ministère du Travail, fonctions qu'il exerce pendant la première guerre mondiale.

En 1919, il est élu maire de Saint-Claude et, en 1922 conseiller général. Il se présente aux élections législatives de 1924 et est élu par 31.102 voix sur 58.422 votants sur la liste du cartel des gauches. A la Chambre des députés, il s'inscrit au groupe du parti socialiste. Membre de la commission du travail, il dépose une proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à sauvegarder l'industrie de la pipe. Son intérêt pour l'idée coopérative ne se relâche pas : il est rapporteur d'une proposition de loi de M. Thoumyre tendant à modifier la loi du 27 décembre 1923 portant organisation du crédit aux sociétés coopératives et union de sociétés coopératives d'artisans.

Sa mort survenue le 12 mars 1928 à Paris l'empêche d'achever son mandat.