Maurice Tailliandier

1873 - 1951

Informations générales
  • Né le 6 juin 1873 à Fresnoy-en-gohelle (Pas-de-Calais - France)
  • Décédé le 16 décembre 1951 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 22 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Union républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Républicain et social

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 6 juin 1873 à Fresnoy-en-Gohelle (Pas-de-Calais).

Député du Pas-de-Calais de 1928 à 1936.

Fils aîné d'Henri Tailliandier, député du Pas-de-Calais de 1885 à 1910 et frère d'Albert, député de 1914 à 1917, Maurice Tailliandier fait ses études à l'Université et à la Faculté de droit de Paris. où il acquiert les grades de docteur en droit et de docteur ès-sciences politiques et économiques, après avoir soutenu une thèse remarquée sur les Assurances agricoles en France. Inscrit au barreau de Paris; il exerce la profession d'avocat à la Cour d'appel mais participe aussi, auprès de son père, à la direction d'importantes exploitations agricoles à Fresnoy-en-Gohelle et surtout à Cagnicourt. Il est conseiller municipal de cette dernière commune depuis 1900.

Mobilisé comme officier de réserve durant la grande guerre, ses états de service lui valent d'être décoré de la croix de guerre en 1917 et de la Légion d'honneur en 1918 (promotion de l'armistice). Il est titulaire de la médaille de Verdun.

Démobilisé, il abandonne définitivement le barreau pour se consacrer entièrement à la reconstitution des fermes détruites par la guerre, notamment à Cagnicourt dont il devient le maire en 1919.

Il est président de la coopérative de reconstruction et du syndicat agricole, membre de la chambre syndicale de l'union nationale des syndicats des agriculteurs de France. En 1927, il est membres de la Chambre d'agriculture du Pas-de-Calais, puis de la chambre régionale.

Il se présente aux élections générales de 1928 comme candidat de l'union démocratique républicaine dans cette 2ecirconscription d'Arras dont le siège de député avait été occupé par son père de 1885 à 1910, puis par son frère cadet de 1914 à 1917. Dès le premier tour de scrutin, le 22 avril, il est élu par 8.214 voix contre 6.155 à Barthélemy. Il sera réélu en 1932, mais au second tour, recueillant 8.606 voix contre 7.910 à Phalempin.

Vice-président de la commission des douanes et des conventions commerciales, de la commission des régions libérées, Maurice Tailliandier se consacre essentiellement à la cause de l'agriculture. Protectionniste comme l'était son père, il dépose des propositions de loi portant relèvement des droits de douane sur les sucres et les betteraves fraîches et rapporte un projet de loi ayant ce même objet ; il dépose une proposition de loi tendant à modifier le tarif des douanes en ce qui concerne les droits applicables aux chevaux importés sur le territoire français ; il intervient dans la discussion d'un projet de loi relatif au commerce des blés ainsi qu'en différentes occasions dans la discussion du budget de l'Agriculture de divers exercices.

Il est vice-président du groupe de défense paysanne et membre du groupe interparlementaire de la défense de la culture betteravière. Il est membre fondateur de l'alliance démocratique, parti des républicains de gauche et des républicains radicaux.

Aux élections de 1936, il obtient au premier tour de scrutin 6.482 voix. Distancé par le candidat du Front populaire Guidet, radical-socialiste, de quelque 400 voix, il se retire.