Pierre Trémoulière

1856 - 1937

Informations générales
  • Né le 17 décembre 1856 à Pers (Cantal - France)
  • Décédé le 27 mars 1937 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Cantal
Groupe
Radical et radical-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 17 décembre 1856 à Pers (Cantal), mort le 27 mars 1937 à Paris (8e).

Député du Cantal de 1924 à 1928.

Originaire du Cantal, Pierre Trémoulière, propriétaire négociant, est un commerçant avisé. Il publie des articles sur le commerce dans différentes revues, dont la Nouvelle Revue. Il s'intéresse surtout aux questions agricoles et commerciales.

En 1900, il est élu conseiller municipal de la commune d'Oups (Cantal) dont il devient le maire en 1904 et le restera jusqu'à sa mort.

Pendant la guerre de 1914-1918, il remplit plusieurs missions bénévoles pour procurer à la France les semences en quantité nécessaire à l'agriculture, réussissant là où les missions officielles n'avaient pu aboutir.

A l'âge de 68 ans il se présente en 1924 à la députation dans le Cantal sur la liste du cartel des gauches conduite par Paul Bastid. Cette liste obtient la majorité absolue et ses trois candidats sont élus.

Aux élections de 1928, au scrutin majoritaire, il est battu par 155 voix seulement, dans la circonscription d'Aurillac, par son ancien colistier Paul Bastid, avocat et professeur qui obtient au deuxième tour 9.069 voix sur 18.455 votants et 22.459 inscrits.

Radical-socialiste, membre de la commission de l'agriculture, Pierre Trémoulière, durant son unique mandat (1924-1928) témoigne du plus haut souci de la chose publique.

Ses interventions à la Chambre portent essentiellement sur les questions financières et sur les moyens de dégager des ressources publiques.

Il propose notamment de modifier la réglementation bancaire pour taxer les bénéfices réalisés par les banques sur les dépôts qui leur sont confiés, de prélever une part du produit des jeux et paris au profit de la caisse d'amortissement, de faciliter le recouvrement des créances du Trésor et de créer une caisse d'avances aux communes.

Fondateur de plusieurs sociétés de secours mutuels, il est titulaire de la Médaille d'or de la mutualité et Chevalier de la Légion d'honneur.

Agé de 81 ans il s'éteint le 27 mars 1937 à Paris (8e).