Guy de Wendel

1878 - 1955

Informations générales
  • Né le 22 avril 1878 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 6 avril 1955 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Moselle
Groupe
Entente républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 25 janvier 1927
Département
Moselle
Groupe
Union républicaine démocratique

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1927 au 1er janvier 1941

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 22 avril 1878 à Paris (9e).

Député de la Moselle de 1919 à 1927.

Sénateur de la Moselle de 1927 à 1941.


Guy de Wendel, fils du maître de forges Robert de Wendel, fit des études au lycée Jeanson-de-Sailly et obtint ensuite le diplôme de l'école des hautes études commerciales.

Mobilisé en 1914 dans une formation automobile, il passa sur sa demande dans un régiment de cavalerie. Parti comme sergent, il fut nommé sous-lieutenant en septembre 1915. Un an après, il fut envoyé à l'état-major de la 8e armée et nommé lieutenant en février 1917. En mars 1917, il demanda à passer dans l'infanterie. On fit droit à son désir et on lui confia le commandement d'une compagnie au 5e régiment d'infanterie. Le 14 juillet 1917, il devint chevalier de la Légion d'honneur à la suite d'une contre-attaque au Chemin des Dames. Il obtint la Croix de guerre avec palme le 5 août 1917.

Il fut nommé capitaine en mai 1918. Il prit ensuite le commandement d'un bataillon et participa activement en cette qualité aux dernières grandes opérations de la guerre. Le 18 juillet 1918 il combattit dans l'armée Mangin ; en septembre il fut au Chemin des Dames ; en octobre et novembre il participa à la campagne des Flandres. Sa conduite lui valut six citations des plus élogieuses.

En 1919, il devint gérant de la société Les petits-fils de François de Wendel et Cie, à Hayange. Il fut administrateur de la société anonyme des charbonnages de Beeringen et des mines d'Orange-Nassau.

Membre du conseil général de la Moselle dès 1922, il fut président de cette assemblée de 1924 à 1936. Il s'occupa du développement d'œuvres sociales diverses en faveur des ouvriers et employés, de l'éducation physique, des sports et de la préparation militaire en Moselle.

Il fut élu député de la Moselle le 16 novembre 1919 sur la liste d'union républicaine lorraine démocratique, en huitième position, par 61.141 voix sur 96.896 votants.

Réélu le 11 mai 1924, sur la même liste et en huitième position, il obtint 56.423 voix sur 114.880 votants.

Inscrit au groupe de l'union républicaine démocratique, il fit partie de plusieurs commissions et notamment de celles de l'assurance et de la prévoyance sociales ; de l'armée ; des mines et de la force motrice ; d'Alsace-Lorraine.

Il déposa des rapports et fut l'auteur d'une proposition de résolution concernant les contribuables du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle et de propositions de loi se rapportant principalement à la canalisation de la Moselle entre Metz et l'aval de Thionville et à la mise à la disposition des départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, de casernes et bâtiments de l'Etat inutilisés, en vue de pourvoir au casernement de la gendarmerie.

Il prit part à la discussion d'une interpellation relative à l'importation des produits fabriquées et à la crise du chômage et intervint surtout lors des discussions budgétaires au sujet de questions intéressant l'Alsace et la Lorraine.

Elu sénateur de la Moselle le 9 janvier 1927, au premier tour, par 1.178 voix sur 1.408 votants, Guy de Wendel donna sa démission de député le 25 janvier 1927.

Il fut réélu le 16 octobre 1932 au premier tour et en cinquième position, par 797 voix sur 1.457 votants.

Il participa aux travaux de plusieurs commissions et notamment de celles de l'hygiène, de l'assistance, de l'assurance et de la prévoyance sociales, de l'armée, des finances, des colonies, des mines.

Il déposa des rapports et de nombreux amendements, ainsi qu'une proposition de résolution tendant à la constitution d'une commission interministérielle chargée de procéder à l'étude du problème du charbon et de proposer les mesures à appliquer, provisoirement, jusqu'au retour des conditions normales d'exploitation et de vente.

Il intervint dans la discussion du projet de loi sur l'organisation générale de la nation pour le temps de guerre et dans la discussion du projet de loi sur le service des poudres.

Il prit part aux discussions budgétaires au sujet des crédits intéressant principalement la voirie routière, le service des poudres, la solde de l'infanterie, la suppression de sous-préfecture.

En 1939, il reprit du service dans l'armée du général Giraud.

Le 10 juillet 1940, à Vichy, il vota pour les pouvoirs constituants demandés par le maréchal Pétain.

Il était officier de la Légion d'honneur et avait obtenu la Croix de guerre avec palme 1914-1918.

Ses décorations étrangères comprenaient la Military Cross et la Croix de guerre belge. Il était commandeur de la Couronne d'Italie, commandeur de l'Ordre national du Phénix (Grèce), commandeur de l'Ordre grand ducal de la Couronne de Chêne (Luxembourg) et grand officier de l'Ordre du Nil.